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Still fait parler les chariots

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Le géant allemand veut s’imposer comme un spécialiste de l’intra-logistique. Sa botte secrète : des chariots toujours plus communicants.

Still fait parler les chariots © Still

Pour savoir à tout moment ce qui se passe sur ses machines vendues ou louées, et en faire profiter l’industriel qui les utilise, une seule solution : rendre le chariot intelligent et connecté. Le fabricant allemand Still propose déjà pour cela depuis deux ans un outil web, le "Fleet Data Services", destiné à acquérir, traiter et mettre à disposition en ligne les données de fonctionnement de chaque chariot. Celles-ci peuvent être consultées en temps réel, non seulement par le client, mais également par le service après-vente.

Le système repose sur un support matériel, le "TDU" (Truck Data Unit) et sur trois briques logicielles. Le TDU est un boîtier universel, "un lecteur de carte qui se monte sur les équipements de manutention, mais s’adapte également sur tous les autres engins de l’entrepôt", précise Yann Rodrigues, chef de produit. Nouveauté, il est couplé à un boîtier de transmission GPRS, norme de téléphonie mobile un peu plus puissante que le GSM et à un capteur de choc. L’ensemble est relié au système électronique du chariot, il gère le contrôle d’accès du cariste (identification, date de validité du permis du cariste (Caces)). Il enregistre également les incidents, choc frontal, codes d’erreur (surchauffe du moteur, défaillance de l’hydraulique…) envoie ces informations au service de maintenance en temps réel et met le cas échéant la machine en vitesse réduite.

Ce dialogue instantané avec le service après-vente vise à anticiper en permanence les pannes et la casse, génératrice d’immobilisation et à envoyer rapidement le bon technicien, avec la bonne pièce. "Il permet surtout l’analyse des mauvaises pratiques, la détection des zones 'accidentogènes' et la gestion au plus près de l’engagement de chaque machine", insiste Jacques Arrighi, le directeur du service après-vente.

Ajuster au mieux le type d'équipements

Être proactif passe également par des audits permanents de l’ensemble des parcs et par des entretiens avec les clients, sur des interventions sélectionnées, afin d’ajuster au mieux le type d’équipements et leur utilisation. 50 000  chariots sont sous contrat de maintenant avec le service "Fleet Dat", y compris 6 000 appareils, qui ne sont pas des marques du fabricant. Ils génèrent en moyenne 250 000 interventions par an.

Outil de maintenance prédictive, ce service est surtout destiné aux  industriels disposant de gros parcs. "Il entraînerait entre 10 et 15% de baisse des incidents après sa mise en place", estime Jacques Arrighi. Il éviterait donc des immobilisations de matériels toujours coûteuses. ET même les caristes plébiscitent le système, qui pourtant les suit à la trace. "La plupart aime travailler avec la même machine bien entretenue", rappelle le responsable de Still.  Mais gare aux primes des opérateurs un peu moins prudents et soigneux !

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