Steria se renforce dans le "cloud computing"

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Steria Francois Enaud
© Steria

La société de services française vient de s'allier à Cisco pour proposer à ses clients une nouvelle plate-forme en mesure d'accueillir leurs solutions hébergées. Après le SaaS (« Software-as-a-Service »), voici le PaaS (« Platform-as-a-Service »)...

Déjà active dans les services en ligne à la demande (SaaS), Steria - environ 20 000 collaborateurs dans 16 pays - va proposer à ses clients « de nouvelles infrastructures à la demande » (PaaS). La différence entre SaaS et PaaS ? Selon Emmanuelle Olivié-Paul, directrice associée de l'institut Markess International, « il y a plusieurs couches distinctes dans le cloud computing : la partie infrastructures (serveurs, baies de stockage, réseaux...) ; les environnements applicatifs ; les solutions de type SaaS qui s'appuient sur ces deux précédentes couches ; et les données ».

Le PaaS est la brique sous-jacente. Il va permettre à Steria d'offrir aux entreprises « une infrastructure permettant de faire interagir les différents composants applicatifs hébergés », précise l'analyste. « Ce qui est stratégique pour un intégrateur ou un infogéreur de ce type, qui doit adapter son offre de services aux nouvelles solutions de cloud computing » (Steria réalise actuellement environ 30% de son activité dans la gestion des infrastructures « traditionnelles »).

Réduction des coûts

Baptisé « Infrastructure On Command », le premier PaaS de Steria sortira en juin 2010. Il s'appuiera sur les serveurs intégrés UCS (Unified Computing System) de Cisco, apparus en mai dernier. L'idée étant d'offrir aux entreprises « la meilleure plate-forme technologique possible d'une façon très flexible », a insisté François Enaud, PDG de Steria, lors d'une conférence téléphonique, en soulignant qu'il s'agit d'une « première étape pour une nouvelle génération de services à la demande ».

« Les entreprises seront facturées en fonction de leurs usages et de leurs besoins, ce qui représentera un réel avantage en cette période de crise », affirme-t-il (le prix, qui inclura un droit d'entrée fixe, sera déterminé en fonction du type de stockage et de la puissance consommée). Le système - comparable à la plate-forme Force.com de Salesforce.com - pourra être utilisé sur de courtes périodes par les entreprises (par exemple pour tester un applicatif ou pour organiser une formation). Et elles pourront aussi l'adopter « sur le plus long terme, pour y installer leurs applications de production », précise Karine Brunet, directeur des lignes de services industriels de Steria.

30 minutes maximum pour l'activation

Les clients accéderont à la plate-forme « Infrastructure On Command » via un portail Steria, intégrant un catalogue de services Web par l'intermédiaire duquel ils pourront définir « la puissance informatique dont ils ont besoin ». L'avantage : le « cloud » sera automatiquement activé en moins de 30 minutes par Steria, qui précise – sans grande surprise – qu'il sera à même d'administrer l'offre de bout en bout et d'offrir différents niveaux de qualité de services.

Christophe Dutheil

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