Cette opération intervient au moment où le projet gazier Chtokman semble avoir du plomb dans l’aile.
Le projet d’alliance avait été annoncé en mai dernier. Il prévoit la prospection conjointe d’un gisement dans l’Arctique, dans les eaux russes de la mer de Barents, et de trois autres en mer d'Okhotsk dans l'Extrême-Orient.
Le groupe russe devrait détenir 66,7% des actifs et Statoil les 33,3% restants. Le norvégien doit prendre à sa charge l’intégralité des coûts de prospection. Au total, six forages exploratoires sont prévus entre 2016 et 2021.
Pour le groupe russe c’est la troisième alliance conclue ces derniers mois après celles passées avec l’américain ExxonMobil et l’italien Eni.
Pour le norvégien, ce rapprochement est l’occasion de prendre pied en Russie, pays où le vaste projet gazier Chtokman dans lequel il est impliqué semble prendre l'eau.
Cette annonce fait suite à celle de Gazprom le 29 août, qui signifiait le énième report d’une décision de lancement du projet Chtokman. Faute d'un accord à la date-limite du 30 juin, Statoil a déjà restitué sa part de 24% dans Shtokman Development. C’est cette entreprise qui doit développer ce gisement dont les réserves sont estimées à 3 800 milliards de mètres cubes mais difficile à exploiter en raison de son éloignement et de son environnement arctique.
Le tour de table initial comprenait aussi Gazprom (51%) et le français Total (25%) qui a plusieurs fois affirmé qu'il restait intéressé.









