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Quotidien des Usines

St Mamet va mieux et investit

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La PME St Mamet, spécialisée dans les fruits en conserve, renoue avec les bénéfices. Elle va investir sur trois ans 10 millions d’euros dans son usine de Vauvert, pour lancer en octobre une "innovation de rupture" dans les fruits en morceaux.

St Mamet va mieux et investit
Matthieu Lambeaux, pdg de St Mamet
© DUARTE Laetitia

Saint Mamet semble retrouver la pêche. Neuf mois après son rachat par le fonds Florac, la PME spécialisée dans les fruits en conserve, renoue avec les bénéfices, affirment ses dirigeants. Sur l’exercice clôturé au 30 juin, elle anticipe un excédent brut d'exploitation (Ebitda) positif de 1 million d’euros, pour 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre une perte de 3 millions d’euros en octobre 2015 lors de la reprise. Pour son PDG, Matthieu Lambeaux, l’objectif est d’arriver à un Ebitda de 4 millions d'euros d'ici à 18 mois.

Trois millions d’euros d’économie

Pour réaliser ce retournement, l’organisation industrielle et les achats ont été revus entièrement. "En remettant simplement les process à plat, nous avons réalisé trois millions d’euros d'économies presque immédiatement", a expliqué le 1er juin, Matthieu Lambeaux.

Quarante nouveaux produits ont été lancés parallèlement sur la période, avec des gammes de fruits en morceaux et compotes notamment. Pour continuer sur cette dynamique, la PME de 400 salariés promet un investissement de 10 millions d’euros sur trois ans dans l’usine de Vauvert (Gard). Il s’agira de renouveler les équipements existants, mais surtout, de lancer la fabrication de nouveaux produits à partir de cet automne.

"Nous allons investir dans une technologie unique au monde, pour proposer en octobre une innovation de rupture dans les fruits en morceaux pour le marché du snacking", assure Matthieu Lambeaux. Mais le PDG reste volontairement discret sur cette innovation, hormis que la "technologie a été conçue en interne".

Contractualisation et replantation d'arbres fruitiers

Parallèlement, St Mamet fait le pari d’approvisionnements durables et de la contractualisation avec les arboriculteurs sur du long terme. "Nous sommes la seule entreprise et la seule marque qui peut garantir la traçabilité de ses fruits en conserve dans un marché qui est globalisé. En 2018, nous essaierons de proposer une traçabilité à la parcelle", affirme le PDG.

Les contrats d’approvisionnement avec les producteurs devraient passer de 15 à 20 ans, avec "des prix qui ne pourront pas baisser". Réunis en coopératives, les 150 arboriculteurs sous contrat, dont 90 % de leur production est achetée par St Mamet se sont engagés dans un plan de replantation.

D’ici à 2020, leurs surfaces devraient passer de 650 hectares à 1000, dont 30 % en agriculture biologique, avec des poiriers, pêchers et abricotiers. Le bio devrait d’ailleurs être le prochain cheval de bataille de la PME. Après une gamme proposée pour la restauration hors foyer cet automne, St Mamet s’attaquera aux GMS ensuite. Mais pas avant trois ans en principe. Le temps de la conversation des exploitations arboricoles en bio.

Adrien Cahuzac

 

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