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Spéculation et coupe du monde : le futur champion selon les banques.

Par Fabrice Frossard - Publié le

Nos amis banquiers n’échappent pas à l’euphorie de la Coupe du monde, du moins à l’opportunité de communication, et des éventuelles possibilités de spéculations qu’elle représente. En se fondant chacune sur des variables différentes, - statistiques socio-économiques, performances passées, cotes passées, force des adversaires, âge du capitaine et menu le jour du match…-, leurs pronostics se rapprochent. D’abord pour la France, la mise sur l’équipe de Raymond Domenech sera inversement proportionnelle à votre aversion au risque. Dans le meilleur des cas, les 23 arriveront selon le consensus en quarts de finale contre l’Angleterre contre laquelle ils devront s’incliner. Pour UBS, les chances de victoire des bleus sont de 6%, tandis que Goldman Sachs, plus radicale, anticipe une éviction au premier tour. Les chances de participation de Thierry Henry ne sont pas détaillées.

Plus intéressant, le consensus s’établit sur la finale. Pour la plupart des analystes des banques les deux finalistes seront : Brésil et Allemagne. Les avis diffèrent sur le carré antérieur, pour certains l’Italie et l’Espagne, d’autres l’Angleterre et la Hollande, ou encore l’Argentine voire la Slovénie (JP Morgan). Ici, les avis sont plus erratiques. Et le vainqueur ? le Brésil de l’avis général. Pour information, UBS avait prédit la victoire (usurpée) de l’Italie à la précédente coupe du monde. Pour vérifier les cotes de chacun de pays, vous pouvez faire un détour par le site ELO et engager les paris. Mais avec précaution, comme le disait récemment le coach national, « le football n’est pas une science exacte. »

Dumping commercial Chinois

Fort heureusement pour la France,  la Chine n’est pas dans la compétition footballistique, a contrario de la compétition économique. Et l’opposant ici  ne sont autres que les Etats-Unis légèrement contrariés par l’ex Empire du Milieu. Ainsi Timothy Geithner estimait jeudi que « "Les distorsions provoquées par le taux de change chinois dépassent de loin les frontières chinoises et sont un obstacle au rééquilibrage mondial dont nous avons besoin. » Des propos tenus face à une commission de sénateurs favorables à des sanctions contre la Chine au motif d’un dumping commercial effectué en utilisant le taux de change du Yuan et des tarifs douaniers défavorables aux concurrents. Pour le secrétaire américain au Trésor, une réforme du taux de change du Yuan au profit de plus de flexibilité serait dans l’intérêt de la Chine et de l’équilibre de l’économie mondiale et surtout des entreprises et investissements américains. Une semonce qui intervient alors que les exportations chinoises ont augmenté de 50% au mois de mai, faisant souffler un vent d’optimisme sur la reprise de l’économie mondiale et à Wall Street en hausse de 2,5% jeudi.

 

Baisse de pression sur l’euro et optimisme sur la croissance.

Une reprise qui incite l’OCDE à réviser à la hausse ses prévisions pour ses pays membres à 2,7 % pour 2010 et 2,8 % pour 2011. Pour la France, l’institution prévoit une reprise de l'activité de 1,7 % en France en 2010, soit 0,2 point de plus que le gouvernement. Et ce sous condition que les « marchés se stabilisent ». Ce qui semble en bonne voie après les déclarations de Jean-Claude Trichet jeudi sur une révision là aussi à la hausse de la croissance en zone euro à 1% au lieu des 0,8% prévus auparavant, et ce malgré les plans d’austérité de plusieurs pays de la zone. Mieux, le président de BCE a rassuré sur la « crédibilité » de l’euro et vanté les bons résultats de l’obligation de 3 milliards émise par l’Espagne. Des déclarations intervenues après l’annonce d’un statu-quo sur les taux directeurs à  1,0% Résultat l’euro est repassé jeudi au-dessus de la barre des 1,21dollars pour la première fois depuis vendredi dernier.

Ces bonnes perspectives de croissance liées à des taux inchangés du loyer de l’argent ont dopé les bourses européennes dont Paris qui s’est repris pour la deuxième séance consécutive en finissant jeudi en hausse de 2,03%  à 3.516 points avec un bon volume d’échanges de 4,39 milliards d'euros.

Les valeurs cycliques sont globalement dans le vert, hormis Technip et Schlumberger, les parapétroliers, plombées par la chute abyssale de  l’action BP et les perspectives peu optimistes sur les forages en eaux profondes suite au moratoire décidé par le Président américain sur les forages off-shore. Toutefois le secteur pétrole et gaz affichait une hausse de 0,39%. Belle progression du secteur automobile et équipementiers à 3,38% et télécoms en hausse de 1,80%, mais surtout du secteur bâtiment et matériaux de construction, + 4,21% emmené par le trio Saint Gobain +6.34%, Ciments français 63.85(c) +6.15% et Lafarge à  +5.14%.

 

 

 

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