Spécial Midest : Sous-traitanceLE BILAN DE L'ANNÉE SECTEUR PAR SECTEURLes perspectives se teintent de grisAprès une année 2000 record, un exercice 2001 contrasté, c'est la douche froide pour 2002. Les perspectives sont moroses dans la plupart des activités. Aucune n'attend de véritable croissance...
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2844Spécial Midest : Sous-traitance
LE BILAN DE L'ANNÉE SECTEUR PAR SECTEUR
Les perspectives se teintent de gris
Après une année 2000 record, un exercice 2001 contrasté, c'est la douche froide pour 2002. Les perspectives sont moroses dans la plupart des activités. Aucune n'attend de véritable croissance cette année. Dans sept secteurs sur seize, on parle de stabilité, pour les autres, les prévisions sont encore moins favorables.
Electronique : Délocalisations accélérées
Du fait de la crise des télécoms, 2002 aura été une année de stagnation. Ces derniers temps, nombre de grandes entreprises ont accéléré le mouvement vers l'" entreprise sans usine " prônée par Serge Tchuruk, P-DG d'Alcatel. " Nous assistons à un désengagement de ces grands fabricants sur des poids lourds de la sous-traitance ", constate Richard Crétier, secrétaire du Snese (Syndicat national des entreprises de sous-traitance en électronique). Mais les Solectron, Sanmina-SCI, Flextronics et autres Celestica ont des envergures mondiales. " Ils possèdent des usines dans des pays où la main-d'oeuvre est bon marché, explique Richard Crétier. Alors pourquoi fabriqueraient-ils à des prix français ? " Du coup, les sites repris par les grands sous-traitants ferment leurs portes dès que les plans de charge négociés avec les contrats de cession arrivent à échéance. C'est pour cette raison que la profession ne comptabilise pas ces transferts d'activités temporaires. " Seules sont comptées les entreprises qui exercent de façon significative et durable leur activité, selon les normes Afnor ", conclut Richard Crétier. De quoi limiter sérieusement la croissance de la profession.
Transformation des plastiques : Une consolidation inévitable
Tendance plate dans la plasturgie. Sur 120 sociétés interrogées par la Fédération de la plasturgie, 38 % signalent un chiffre d'affaires en baisse au premier semestre, 23 % stable et 40 % en hausse. Si l'emballage et la construction résistent plutôt bien, le secteur des pièces techniques - le gros du bataillon des sous-traitants - décroche. Sur les six premiers mois de 2002, la production a reculé de 3 % en volume par rapport à la même période en 2001. La situation est cependant très contrastée selon les secteurs clients. " Les fournisseurs de l'automobile devraient encore faire une bonne année ", estime Jean-Luc Brillanceau, délégué général du GPA (Groupement plasturgie automobile). Par contre, la dégradation structurelle du tissu est de plus en plus inquiétante, comme en témoigne le tout récent dépôt de bilan de Moll. De manière générale, le secteur des pièces techniques affiche un résultat net moyen nul ! Si les plasturgistes de rang 1 souffrent des conditions d'achat des constructeurs, les PME diversifiées sont pénalisées par une concurrence exacerbée. Avec 60 % des entreprises employant moins de 20 salariés, la concentration semble inévitable.
Mécanique industrielle : Rien ne va plus
L'inquiétude est à son comble dans la mécanique industrielle. Si quelques entreprises spécialisées dans les pièces très complexes à forte valeur ajoutée résistent à la dégradation générale, la grande majorité des sous-traitants du secteur sont confrontés à une détérioration du marché. Les découpeurs ont souffert de prix matière en hausse, quant aux usineurs, ils voient leurs carnets de commandes nettement se dégonfler. Au-delà de la conjoncture, les causes sont plus profondes. " Le fonctionnement actuel du secteur basé sur des entreprises de petite taille offrant des prestations à faible valeur ajoutée est de moins en moins viable ", annonce Christian Guérin, délégué général de l'Amics. Pour enrayer l'hémorragie, les entreprises n'ont plus beaucoup de choix : grandir, combiner leurs compétences.
Découpage-emboutissage : Une situation financière toujours préoccupante
Déception pour les entreprises du secteur, qui espéraient une reprise au premier semestre après la chute de fin 2001. Sur un échantillon d'entreprises interrogées par le Gimef, le syndicat professionnel, l'activité recule en moyenne de 5 % sur les six premiers mois de 2002, par rapport à la même période en 2001. Un constat à nuancer par le fait que la production était alors à son apogée. De fait, avec 65 % de ses débouchés dans l'automobile, le secteur bénéficie toujours d'une charge de travail plutôt élevée. Toujours selon l'enquête du Gimef, presque les trois quarts des entreprises tablent sur une stabilité de leur chiffre d'affaires pour la deuxième moitié de l'année. Fin septembre, la charge de travail moyenne enregistrée dans les carnets de commandes était de huit semaines, hors programmes de l'automobile. Quant aux prix de vente, ils semblent relativement stables, mais à un niveau très bas. La santé financière des entreprises reste critique : chute des volumes qui compensaient jusqu'à présent les baisses de prix, augmentation du besoin en trésorerie, perte de productivité liée au 35 heures. En un an, le découpage-emboutissage a connu deux dépôts de bilan importants : Soec et Luchard.
Fonderie : Les non ferreux gagnent du terrain
Avec un recul de 2 % en chiffre d'affaires l'an dernier, les ferreux pèsent de moins en moins lourd sur l'ensemble de la profession. De leur côté, les non ferreux sont à la fête. Sous l'influence de leur premier client, l'automobile, les acteurs français se sont forgés une image d'experts de choix capables d'élargir leurs compétences en amont et en aval. Qui leur vaut désormais d'augmenter leur part export de façon significative. Dans le secteur aéronautique, la tendance est encore plus marquée. En 2001, la production et le chiffre d'affaires générés par ce secteur ont crû de 7 %, avec une pointe à plus de 10 % pour les spécialistes du militaire, de la défense et des pièces pour hélicoptères. Et pour contrebalancer le fort creux de cycle de l'aviation civile à partir de l'été 2001, certains se sont même trouvés de forts relais de croissance. A l'image des fondeurs d'aubes de turbines en super- alliages. Totalisant environ 60 % du chif- fre d'affaires du secteur en 2001, " les ferreux perdent peu à peu du terrain face aux non ferreux ", commente Jean-Marc Schissler, des Fondeurs de France, le syndicat du secteur. Et d'ici à dix ou quinze ans, les fontes et les aciers pourraient perdre leur suprématie.
Transformation des élastomères : La dépression après l'euphorie
Qu'elle est loin, l'année 2000 ! Après la croissance euphorique enregistrée alors (+ 11,4 % en tonnage), le secteur est revenu au point mort en 2001 avant d'enclencher la marche arrière en 2002. Très sensible à la conjoncture internationale - plus de la moitié de la production est exportée -, le secteur est bel et bien entré dans un cycle baissier. Les volumes ont reculé de 5 % au premier semestre. Maigre consolation, " les acquis de croissance de 2000 seront conservés partiellement ", prévoit Bruno Muret, responsable économie du SNCP, le syndicat professionnel. Dans ce secteur très dépendant de l'automobile (50 % des facturations), les résultats des entreprises risquent d'être assez disparates en fonction du portefeuille de clients, de produits et de modèles. Si les prix des matières premières sont revenus à la normale depuis l'envol du premier semestre 2001, " il y a tout lieu d'être vigilant ", souligne Bruno Muret. En cause, l'accord de régularisation des cours du caoutchouc naturel entre les trois principaux producteurs asiatiques, officialisé cet été, et le contexte géopolitique au Moyen-Orient, susceptibles d'affecter le marché du caoutchouc synthétique.
Chaudronnerie-construction métallique : Une activité à peine moins soutenue
Les gros chantiers annoncés en 2001 ont fait le bonheur de certains acteurs de la construction métallique. Eiffel, filiale d'Eiffage, par exemple, a vu son chiffre d'affaires progresser de 63% au premier semestre 2002, par rapport à 2001, grâce au contrat du viaduc de Millau. Pour le reste de la profession, l'activité reste soutenue, mais les carnets de commandes peinent davantage à se remplir que l'an passé. Dans la chaudronnerie, la situation est inégale et bien plus préoccupante. Certains petits s'en sortent bien, mais les dépôts de bilan se multiplient. Notamment dans le soissonais, avec cette année les chutes de BSL et Pecquet Tesson.
Traitement thermique et de surface : La profession prise dans un étau
Le pire est passé. Après des mois de novembre et décembre 2001 catastrophiques, les professionnels du traitement de surface sont revenus à un niveau d'activité plus normal. Pour l'heure, le secteur n'a aucune visibilité. Sans véritable reprise, il aura du mal à remonter la pente. Fort d'une grande diversité de secteurs clients et du caractère de proximité de leur métier, les professionnels des traitements thermique et de surface n'en subissent pas moins de contraintes fortes. Parmi elles, des normes propres aux clients souvent plus sévères que les normes officielles et des contraintes environnementales, qui monopolisent 25 % des investissements annuels des entreprises en moyenne. Handicapés dans leur quête de gains de productivité par les limites chimiques des procédés et employant une main-d'oeuvre qualifiée donc onéreuse, les industriels français peinent à garder des avantages concurrentiels face à leurs homologues espagnols, par exemple. Sans possibilité dans cette profession très spécialisée de compenser par d'autres activités : 95 % du chiffre d'affaires des entreprises sont réalisés dans leur métier de base.
Forges et métallurgie des poudres : Inquiétude sur les marges
Le jeu de yo-yo ne réussit pas aux forgerons : l'activité monte, les facturations baissent. Dans ce secteur tiré à 40 % par l'export, 2002 se soldera sur une baisse d'environ 5% du volume des facturations, selon l'Association française de la forge (ex-Snef). Alors que l'activité aura progressé de 3 % sur l'année. Et la suite ne s'annonce pas franchement meilleure. Les carnets de livraison à trois mois accusent une baisse de 8 % et les enregistrements ont perdu trois points entre le dernier semestre 2001 et le premier de 2002. Seule consolation, sur les carnets les prix se tiennent. Un phénomène principalement lié au fait que les constructeurs d'automobiles (qui génèrent les deux tiers du chiffre d'affaires de la profession) ont tendance à délaisser les pays à faible coût de main-d'oeuvre à la faveur des acteurs plus proches d'eux, dans le souci de maintenir la qualité des pièces à forte valeur ajoutée. Mais sa grande dépendance du marché automobile et l'accroissement de la taille des séries grignote encore la rentabilité. Et augmente aussi le risque industriel qui pèse sur les nouveaux contrats. Résultat, " on ne sait plus si un gros marché est un bonheur ou une punition ", explique Christian Guérin, délégué général de l'AFF. Le secteur tente de s'organiser et se prépare déjà à des " fédérations " d'acteurs autour des grands contrats.
Décolletage : La chute continue
Depuis septembre 2001, les décolleteurs ne sont pas à la fête. Après une chute très brutale sur la fin d'année dernière, 2002 a démarré sur une baisse continue. " Certes, depuis janvier le repli est moins fort, mais le premier semestre s'est soldé par un recul d'environ 10 % sur la même période de 2001 ", estime Claude Morisseau, secrétaire général du SNDEC, le syndicat des décolleteurs. Selon lui, cette année devrait se terminer sur une activité en baisse de 6 à 7 %. Très tributaires des cycles économiques, encore sous le choc de la chute du marché de la connectique, handicapés dans leur activité export (25 % du chiffre d'affaires) par le ralentissement américain, les décolleteurs dépriment. En début d'année, l'automobile, qui représente 55 % des revenus de la profession, a soutenu l'activité. Mais, depuis juin, le recul des immatriculations en France apporte un autre sujet d'inquiétude. Confrontée à des volumes moin- dres et à une forte pression sur les prix face à une concurrence des asiatiques et de l'est de l'Europe, la profession recherche son équilibre. Et économise ses moyens, notamment en termes d'investissements.
Moules et modèles : Grosse déprime
S'il y a un secteur à la peine, c'est bien celui des moules et modèles. Après le recul de presque 5 % enregistré en 2001, le marché a continué de s'effon- drer, tant en prix qu'en volume. Au premier semestre, les entreprises, interrogées par le syndicat professionnel, l'Afim, annoncent des baisses de 10 à 20 % ! Cette régression découle des difficultés de secteurs clients comme l'électroménager ou la téléphonie. Pour ce dernier, le marché est tout bonnement mort : les fermetures à la chaîne des usines européennes et la délocalisation en Asie évincent les moulistes français au profit de fournisseurs locaux. L'automobile ne sourit pas davantage aux entreprises. Depuis l'an dernier, les nouveaux programmes ont été suspendus chez les deux constructeurs français. Point positif : " PSA commence à débloquer ses programmes ", souligne Thierry Delmotte, secrétaire général de l'Afim. Reprise en vue mais pas avant le milieu de 2003, le temps que les projets arrivent jusqu'au stade des moules ! Pourtant, les moulistes améliorent leur score à l'export, notamment en Allemagne où certains acteurs sont en difficulté, à l'instar de Zimmerman. Autre responsable de la déprime : la délocalisation brutale du sourcing opérée par les donneurs d'ordres. Résultat, les entreprises déposent le bilan à la vitesse grand V. Métra Moules Métalliques, ECM-Hivet ou Antisa ne sont probablement que les premiers d'une longue liste...
Fixations , frappe àfroid : Agrippé à l'automobile
L'heure n'est pas à l'euphorie pour les fabricants de fixations comme le montre le recul de 9,1 % (à 392,3 millions d'euros) sur les neuf premiers mois de l'année du chiffre d'affaires de Lisi (ex-GFI), le numéro 1 français. Depuis le plongeon de l'aéronautique, l'an dernier, les spécialistes du secteur ne comptent plus guère que sur l'automobile (50 % de leur chiffre d'affaires) pour assurer leur niveau d'activité. Sur ce marché, après un début 2002 plutôt bon, le mois de juillet a marqué le début de l'inquiétude. " Nous attendons maintenant beaucoup des retombées en termes de commandes du Mondial de l'automobile ", explique Denis Tremblais, secrétaire général de l'Affix, le syndicat du secteur. La chute du marché aéronautique, qui n'impliquait que des volumes modestes, n'a pas eu de conséquences dramatiques sur l'activité des entreprises. Mais s'est surtout accompagnée d'une érosion des marges sous les contraintes conjointes d'une pression des constructeurs sur les prix et d'une hausse des prix des matières premières. Résultat, le nombre d'entreprises en situation de fragilité s'est accru, notamment du coté des PMI. Des PMI pour qui le souci principal est aujourd'hui : " le manque de visibilité ", conclut Denis Tremblais.
Outillages de presse et spéciaux : En berne
Les outillages de presse suivent la même tendance que les moules, avec une activité en chute libre depuis le début de l'année. La baisse, de 10 % sur un panel d'entreprises interrogées par le syndicat professionnel, est cependant moins grave que dans les moules. " La profession est beaucoup plus réduite en nombre, ce qui lui permet de mieux résister ", estime Thierry Delmotte, secrétaire général du Gimef. Comme dans les moules, la reprise des programmes chez un constructeur comme PSA laisse augurer d'une reprise, pour ce secteur très tourné vers l'automobile. Elle ne se traduira cependant pas en chiffre d'affaires avant le milieu de l'année prochaine. A l'instar des autres professions de la sous-traitance, la santé financière des entreprises est en question. " De plus en plus de petits outilleurs mettent la clé sous la porte ", remarque Thierry Delmotte.
Ressorts : Une activité stable
Pas très bien lotis en 2001, avec un petit recul de leur marché, les fabricants de ressorts ne sont pas à plaindre cette année. Globalement stable par rapport à l'an dernier, l'activité continue d'être tirée par l'automobile. Les entreprises nourrissent cependant quelques craintes pour le dernier trimestre, avec le possible recul de ce marché. Et, les perspectives pour 2003 s'inscrivent dans une relative continuité. " Les entreprises élaborent des budgets équivalents à ceux de 2002, voire un peu inférieurs ", témoigne Michel Guillemet, président du Syndicat national des fabricants de ressorts. Les entreprises observent des tentatives de hausse des matières premières de la part de leurs fournisseurs de fils, mais sans s'inquiéter outre mesure. Dans un contexte de crise, les velléités des producteurs sont peu susceptibles d'aboutir.
Engrenages, transmissions : Panne de commandes
Début de grimace pour les professionnels des engrenages et des transmissions mécaniques. Après une année 2001 plutôt positive, le premier trimestre de 2002 a marqué un léger repli. En particulier pour les entreprises spécialisées dans le matériel standard, qui souffrent du ralentissement d'activité de leurs clients, notamment dans la manutention. Et dont certains produits, comme les réducteurs, sont de plus en plus concurrencés par le matériel électrique. Mais l'inquiétude gagne aussi les fabricants de produits " spéciaux ". En hausse de 3,5 % en 2001, leur activité s'inscrit désormais en baisse. Leurs facturations accuseraient une chute estimée à 2 % au second semestre, selon l'Unitram, le syndicat du secteur. Plus inquiétant, les carnets de commande se rétractent de 2 à 5 %. Une situation qui pourrait coûter cher aux nombreuses PME du secteur, dont les trésoreries se tendent. " Il reste quelques lueurs d'espoir ", tempère Laurence Chérillat, de l'Unitram. Notamment l'activité export, qui représente 30 % de la production globale et se maintient à un bon niveau. Avec une tendance positive marquée sur " l'export lointain ". En France, la sidérurgie, qui renouvelle ses équipements, pourrait aussi soutenir l'activité. Enfin, des projets importants sont programmés pour la fin d'année dans les équipements spéciaux.
Roulements et garnitures mécaniques : Le calme plat
Les années se suivent et se ressemblent pour les roulementiers. 2001 s'était soldée par une hausse de 2,1 % de l'activité, le premier semestre de cette année plafonne à + 1,5 %, selon l'Association de la mécanique de haute précision. Un résultat dû au bon niveau de commandes de l'automobile, qui pèse pour moitié dans le chiffre d'affaires de la profession. Les ventes à l'industrie, par contre, restent faibles. Avec des marges nettes peu élevées (de l'ordre de 2 à 3 % en moyenne), sauf chez les fabricants de produits spécifiques, la situation sur ce segment reste tendue. Alors que l'ensemble de la profession s'est vu condamnée par la justice française pour s'être entendue sur des taux de hausses des prix et de remises ces dernières années. En quête d'une rentabilité plus forte, les acteurs du secteur ont choisi la voie de la concentration. Cette année, l'allemand INA a racheté son compatriote Fag et le français SNFA. Le processus devrait se poursuivre. Très prudents quant à leurs prévisions, les grands acteurs ont vu leurs carnets de commandes légèrement reculer en juin. Mais les résultats positifs du Mondial de l'automobile et des signes encourageants provenant des Etats-Unis et de l'Asie du Sud-Est laissent présager un maintien de l'activité sur l'ensemble de l'année. Quant à 2003, la tendance prévisible est aussi à la stabilité.

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