Sous-marin : ThyssenKrupp dément toute discussion avec DCNS
Par Barbara Leblanc - Publié le
Un "EADS des mers" n’est pas pour demain à en croire les affirmations du groupe ThyssenKrupp.
Depuis le 1er août, les rumeurs se multiplient dans la presse allemande concernant une possible collaboration entre la France et l’Allemagne pour la mise en commun de leurs chantiers navals. L’objectif étant de créer une coopération étroite pour développer des sous-marins en commun.
Mais le conglomérat industriel allemand l’assure. "Il n’y a aucune perspective de succès à l’heure actuelle pour une alliance entre notre groupe et le français DNCS, estime le groupe. Il y a eu par le passé des tentatives renouvelées pour un rapprochement entre chantiers navals français et allemands. Mais cela n’est plus d’actualité, tant pour les sous-marins que pour le secteur des navires militaires".
Une manière de contredire les affirmations du Financial Times Deutschland qui annonçait que les deux gouvernements et les deux industriels prévoyaient d’entrer en négociations dès la rentrée de septembre. Cette hypothèse représenterait l’un des plus importants partenariats entre la France et l’Allemagne depuis la création du géant EADS en 2000.
Pour autant, cette annonce ne remet pas en cause la coopération entre sa filiale Atlas Elektronik et DNCS dans le domaine des torpilles, assure ThyssenKrupp.
Selon le Financial Times Deutschland, c’est essentiellement la France qui serait tentée par une reprise des discussions sur ce sujet. En effet, par le passé, les négociations avaient achoppé notamment sur la direction de l’ensemble et les chantiers navals à conserver. A cela s’ajoute le fait que les difficultés sont de plus en plus intenses sur les chantiers. Les commandes pour les marines nationales ne suffisent plus à assurer la pérennité des sites.

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