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Sortie de route pour General Trailers

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2895

Le leader français de la construction de remorques est en redressement judiciaire depuis le lundi 24 novembre. La pente sera difficile à remonter.





La série noire continue chez les fabricants de remorques. Ainsi, après Trouillet, Coder et, plus récemment, les Etablissements Jean Chéreau, General Trailers (GT), a été placé lundi 24 novembre en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Evry (Essonne). Un séisme pour la profession. Car avec le dépôt de bilan du numéro 1 français des semi- remorques (30 % de parts de marché), né en 1999 de la fusion de Fruehauf, Trailor, Benalu, et Blond-Baudouin, ce sont 2 443 emplois qui sont sur la sellette.



Passé en quatre ans des mains du fonds d'investissements britannique Apax à celles d'une banque belge, pour finir, en juin dernier, dans celles de la Royal Bank of Scotland qui détient 100 % du capital, le groupe subit la chute régulière de son marché (-20 % en France cette année). Et la concurrence importante de nombreux petits acteurs régionaux, notamment sur les produits standards (remorques bâchées, semi-remorques...). Malgré le remplacement du président du directoire, l'injection de 15 millions d'euros dans les caisses et une relance des investissements à hauteur de 26 millions d'euros, les écossais n'ont pas réussi à redresser la barre.



Le chiffre d'affaires, de 358 mil-lions d'euros en 2002, accusait alors une baisse d'environ 13 %. Aujourd'hui la trésorerie est à sec.



« Le groupe affiche une perte nette de 20 millions d'euros environ pour un chiffre d'affaires prévu d'un peu plus de 300 millions », estime Franck Liève, délégué CGT sur le site de Lunéville (Meurthe- et-Moselle). Coup de grâce, après trois années de pertes, la société française d'assurance crédit (SFAC) a déclassé le constructeur à la tréso-rerie trop fragile, entraînant, assurent les syndicats, la perte de ses appuis bancaires. Et la cessation de paiement.







En quête d'un repreneur




General Trailers a été autorisé à poursuivre son activité pendant une période d'observation de six mois. Objectif : continuer à produire - « les carnets de commandes sont pleins », assure Franck Liève - et trouver un repreneur. Malgré un titre de numéro 2 européen, derrière l'allemand Schmitz, le groupe dont les sites industriels sont spécialisés par types de produits, aura cependant du mal à trouver un candidat pour tous ses actifs.



















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