Sortie de crise périlleuse
Par S. A. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3130Nouvel accident de parcours du CAC 40, depuis la mi-janvier.
Pour les plus optimistes, le niveau actuel des cours intègre déjà les perspectives désastreuses pour 2009. Aux premiers signes d'un redémarrage de l'activité en 2010, le rebond boursier est donc assuré. La plus mauvaise performance du CAC 40 depuis sa création en 1987, - 2,7 % en 2008, ne sera alors qu'un mauvais souvenir. Oubliée, une année folle qui a offert à Hermès une capitalisation boursière trois fois supérieure à celle de Michelin. Selon ce scénario, plusieurs secteurs comme les matériaux (Saint-Gobain, Lafarge) ou la distribution (Carrefour), ont touché un point bas. La volatilité des cours des matières premières qui a violemment rattrapé les pétroliers, les parapétroliers ou même les équipementiers spécialistes de l'énergie comme Alstom est, elle aussi, digérée. Vallourec, qui vient de connaître un coup d'arrêt à un parcours étourdissant ces dernières années (- 40 % en 2008), pourrait raisonnablement voir son cours doubler. Un espoir que caressent des dizaines de petites valeurs en chute libre en 2008 à l'image de l'indice Small 90 (- 54,2 %) et de celui d'Alternext (- 50 %). Le coup de froid de ces derniers jours rappelle que quelques risques persistent. Plusieurs grands groupes phares du CAC 40 comme EADS ne sont pas à l'abri d'une contreperformance. Autre source d'inquiétude : la santé des valeurs bancaires, qui partagent, avec le ralentissement économique, la responsabilité du plongeon des Bourses mondiales. La sortie de crise boursière, difficile à manoeuvrer, dépend d'elle. .

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