Sophie Houssiaux : Architecte rigoureuse de supercalculateurs

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Directeur des projets R & D sur les supercalculateurs de Bull - 47 ans - Nominée pour le Trophée Femme de projet

Sophie Houssiaux - D.R.

Le supercalculateur Tera-100, c’est elle. Lors de son installation en novembre 2010 au CEA, à Bruyères-le-Châtel (Essonne), ce monstre du calcul de 1 petaflop s’impose comme le plus puissant d’Europe. Il est l’aboutissement d’un projet de développement de trois ans mené chez Bull par Sophie Houssiaux.

Mais cet ingénieur Supélec, qui a fait toute sa carrière au sein de l’informaticien français, se veut modeste : "C’est le fruit collectif d’une équipe de 300 ingénieurs", martèle-t-elle. Dans ce type de projets, les dérives de délais et coûts sont courantes. La contrainte était justement de les éviter.

Sa parade ? Elle décompose le projet en 30 jalons et, pour chacun d’entre eux, met en place un système minutieux de suivi. Les résultats sont au rendez-vous. Mais, pour cette mère de trois enfants, qui aime faire du roller à Versailles où elle habite, l’aventure n’a pas toujours été un long fleuve tranquille : "Il fallait anticiper les problèmes et les solutionner à temps en relation étroite avec nos partenaires du CEA."

Son expérience dans la conduite des projets notamment dans les serveurs l’a aidée. Tout comme sa double maîtrise des aspects matériel et logiciel. Le Tera-100 a servi à Bull comme fer de lance pour séduire d’autres clients et emporter d’autres contrats de supercalculateur.

La remarque la plus macho qu'elle ait entendue ?
"Il y a une certaine réserve de la part des hommes ou parfois des remarques d’étonnement quand on parle de femmes à fortes responsabilités du style : “Et en plus c’est une femme !”."

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