Solazy : elles hybrident le transat
Le 16 juillet 2010 par Barbara Leblanc
SéRIE D'éTé Jusqu'à présent, il y avait le transat en plastique ou la serviette de plage. Deux femmes entrepreneures ont mis un terme à ce choix dual en créant le Solazy.
On est encore loin d’une grande firme internationale. Mais qu’importe. Charlotte Billet et son amie Emma, deux mamans de trois enfants chacune, ont parié sur leur idée folle : rompre avec les sempiternels transats de nos grands-mères et trouver un moyen confortable pour lire ou surveiller les enfants sur la plage. « Une toile de coton, entre celle du store et celle du transat, et un support en bois, et le tour est joué. C’est bien plus confortable que les fauteuils pliants en plastique », précise Charlotte Billet.
Quelques tests maison, et les voilà à la tête de brevets et modèles leur permettant de les vendre en France et à l’étranger. Le succès (à l’échelle de cette petite entreprise) est au rendez-vous : depuis mai 2007, elles vendent entre 10 à 20 000 unités par an, à des entreprises désireuses d’offrir un cadeau d’été à leurs salariés, ou à des particuliers au prix de 45 euros le fauteuil. Un produit qui se vend bien d’avril à fin août, mais essentiellement en été. « Sur les deux mois d’été et les semaines de grand beau temps, on passe du simple au double au niveau des commandes », assure la jeune femme.
Capital : détenu par les deux créatrices et leurs conjoints
Effectifs : deux personnes, le reste de la logistique étant externalisé (comptable, gestion du site, communication)
Chaîne de fabrication : la toile et le support arrivent séparément sous blister dans un entrepôt français. Manuellement, la toile est tendue et installée sur le pied en bois, puis la qualité du Solazy passée en revue
Venu de Chine
Le Solazy, disponible sur le site marchand dédié ou dans des boutiques, est fabriqué en Chine. Un choix fait faute d’avoir trouvé des produits de fabrication abordables dans le Sud ouest de la France par exemple. « Nous avons un agent en Chine, qui a trouvé un fabricant pour la toile et un autre pour le support, explique la créatrice. Les deux produits arrivent chacun de leur côté dans un entrepôt en France, où le Solazy est assemblé. Un bon moyen pour éviter d’être copié ». L’entreprise propose à ses clients d’Europe, d’Australie ou du Brésil de personnaliser leurs Solazy, avec des logos ou des couleurs soigneusement concoctés. Reste à savoir si cette offre suffira à faire vivre l’entreprise qui se définit pour l’heure en mono produit.

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1 réaction
zelectron | 16/07/2010 - 18H11
Pour éviter d'être copiés? les chinois ne lisent absolument pas l'UN soigneusement chaque semaine, peut-être parce qu'ils sont aveugles?

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