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Solaire, remettre la France en course

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Le CEA croit à l'énergie solaire et face au retard français a créé l'Ines (Institut National de l'Energie Solaire). Même si du travail reste à faire, la plateforme s'enorgueillit de bons résultats

Avec un objectif de 20% d'énergie renouvelables en 2020, aucune source ne peut être oubliée, surtout pas l'énergie solaire. Pourtant, « la France est restée longtemps inexistante dans ce domaine face à de véritables champions comme l'Allemagne ou le Japon » constatait d'emblée Didier Marsacq, directeur du CEA-Liten lors de la présentation de l'INES ce jeudi 9 avril.

L'impulsion de l'Etat de 2005 pour favoriser cette filière était nécessaire. Il a entre permis de faire passer la recherche appliquée de 60 personnes dispersées dans 20 laboratoires à une structure unique, l'Ines, regroupant aujourd'hui 125 chercheurs et salariés. En 3 ans, 175 millions d'euros ont été investis dans la structure, ce qui lui a permis de présenter de premiers résultats prometteurs et même de réaliser des transferts de technologies vers l'industrie via la création de start-up ou de joint-ventures.

Le but de l'Ines est avant tout de réduire le coût de l'énergie photovoltaïque. Le prix est passé de 21,83€/Wc (Watt Crête) en 1960 à 1,82€/Wc d'ici 2010, mais cela reste trop onéreux. Pour cela, un des axes de travail porte sur la création du silicium solaire quelque part entre le silicium métallurgique de faible pureté (15€/kg) et le silicium électronique de haute pureté (25€/kg). Un autre est l'utilisation de nanofils de silicium dont le rendement de 1,5% obtenu par le CEA est 5 à 6 fois supérieur à celui présenté par General Electric. Un dernier est le développement de cellules photovoltaïques à base de matière organique dont le rendement avoisine les 5%.

Forte de ces résultats, l'Ines fait désormais partie des quatre plateformes solaires importantes identifiées par l'Union Européenne et pourra participer à la rédaction des appels d'offres. D'ici 2011, le centre espère bien réunir 250 personnes, la taille critique pour être crédible face aux autres grands laboratoires.
 
Ludovic Dupin

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