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Sodiaal devient enfin numéro deux du lait en France grâce à Entremont

Par Barbara Leblanc - Publié le
Lait
© DR

Le deuxième transformateur français de lait est né. Après plusieurs mois de tergiversations, le groupe coopératif Sodiaal a repris les activités du fabricant d’emmental Entremont.

C’est finalement après décision du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) que Sodiaal est devenu le nouveau propriétaire du fabricant d’emmental Entremont le 17 décembre. La coopérative, qui possède entre autres la moitié du fabricant de yaourts Yoplait, actuellement à al recherche d’un repreneur, a racheté les parts de la société Unifem, contrôlée par l’homme d’affaires belge Albert Frère. Une opération qui permet à Sodiaal de devenir le numéro deux du lait en France avec cinq milliards de litres collectés par an, derrière Lactalis.

Soutien gouvernemental

Les ministres de l’Economie et de l’Agriculture, Christine Lagarde et Bruno Le Maire, ont salué cet accord, qui va conférer au groupe Sodiaal International « une taille critique nécessaire pour être compétitif face aux grands groupes laitiers européens ». L’accord est intervenu plusieurs mois après le début des négociations, du fait des tensions autour de la dette du fromager, estimée à 350 millions d’euros à la fin de l’année 2009. Pour arriver à un accord, le gouvernement a mis tout son poids pour peser dans la balance et trouver un compromis entre les deux acteurs du marché.

Selon les informations du Figaro, l’accord préciserait que les banques créancières d’Entremont vont abandonner 70 millions d’euros de créances. Une somme qui sera transformée en obligations remboursables en actions (ORA) d’ici à dix ans. De son côté, le vendeur, la holding d’Albert Frère, recevra dix millions d’euros  et 15 millions d’euros en ORA. Autant d’informations non confirmées par les parties prenantes au dossier.

Au total, la nouvelle entité comprend plus de 7 500 salariés et devrait enregistrer un chiffre d’affaires de plus de quatre milliards d’euros.

Le rachat définitif doit entrer en vigueur au 1er janvier, l’opération devant être soumise à l’avis consultatif des instances représentatives du personnel et l’approbation des autorités de régulation italienne et belge.
 

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