Snecma (Safran) pourrait vendre sa filiale SMA
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Exclusif : Le motoriste français (groupe Safran) est en train de réfléchir à l'avenir de sa filiale Société de Motorisation Aéronautique (SMA)
SMA fabrique un moteur Diesel pour l'aviation légère, mais a du mal à le vendre. Toutes les solutions sont donc envisagées, y compris, selon nos informations, la cession -partielle ou totale- de la société, voire l'arrêt pure et simple de cette activité. Ce que ne confirme toutefois pas Snecma. « Une réflexion est en cours, on ne peut pas en dire plus pour l'instant », indique-t-on au siège du motoriste. SMA a été fondé en 1996 par Renault Sport et Socata (ex-EADS), puis reprise en 2005 par Snecma après une mise en redressement judiciaire.Snecma, rebaptisé Safran, a investi 20 millions d'euros dans SMA pour renflouer la trésorerie et poursuivre le développement d'un Diesel pour avion léger, le SR305-230. Ce moteur consommerait 30% de moins que les moteurs fonctionnant au carburant classique (Avgas). Mais sa certification a été très coûteuse et a pris beaucoup plus de temps que prévu (dix années pour obtenir le visa de la FAA américaine). Et la commercialisation du SR 305 est un échec : seuls une cinquantaine de moteurs ont été vendus alors que SMA, dont l'usine est installée à Bourges, tablait sur au moins 200 exemplaires. SMA n'est pas le seul motoriste Diesel pour avion à être en difficulté. Son concurrent allemand Thielert, en redressement judiciaire depuis avril 2008, n'arrivait plus à faire face à ses obligations financières en matière de service après vente. Et attend un repreneur. Un éventuel désengagement de Safran de SMA serait évidemment un signe négatif pour l'aviation légère, déjà mise à mal par la crise.
Guillaume Lecompte-Boinet

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












