Le 5 juillet dernier, une cuve contenant de la liqueur noire s’est affaissée au sein de l’usine Smurfit Kappa à Biganos, en Gironde, provoquant l’arrêt total de la papeterie.
Entre les associations de défense de l'environnement et la direction de l'usine Smurfit Kappa de Biganos, en Gironde, le bras de fer s'estompe mais n'est pas près de se terminer. Suite à la rupture d'une cuve le 5 juillet dernier, une quantité non négligeable de "liqueur noire" utilisée par cette cartonnerie s'est déversée dans un fleuve, puis à l'entrée du bassin d'Arcachon.
Les associations avaient alors saisi le tribunal administratif de Bordeaux pour contester l'arrêté autorisant ce déversement d'effluents, et le comité régional conchylicole déposé plainte pour pollution. Leur avocat a signifié le 8 août à l'AFP l'abandon de leur action.
Me François Ruffié a précisé à l'AFP avoir pris cette décision à la lecture d'un nouvel arrêté préfectoral datant du 3 août et abrogeant le texte contesté. La saisine est donc automatiquement annulée.
La crainte des associations écologistes était de voir le rejet dans l'océan de ces effluent, et par la même, une dégradation de l'environnement sur le bassin d'Arcachon.
Selon l'AFP, le nouvel arrêté prfectoral établit une liste précise des méthodes que l'usine pourra employer pour rendre en principe inoffensifs les quelque 3 500 m3 de "liqueur noire" répandus sur les sols le 5 juillet.
"Les représentants de l'Etat font la démonstration que le seul objectif est de continuer à faire fonctionner cette usine", a déclaré à l'AFP le responsable de la section conchylicole du bassin d'Arcachon, Olivier Laban.
L'usine Smurfit Kappa de Biganos, qui emploie 450 salariés, est à l'arrêt depuis l'incident de la cuve en attendant la dépollution du bassin dans lequel était stocké le liquide incriminé.











