Smic : un coup de pouce peu contraignant pour les industriels

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© Keith Williamson - Flickr - C.C.

Michel Sapin, ministre du travail annoncera demain, mardi 26 juin, le niveau du "coup de pouce" du Smic. Les organisations patronales sont vent debout sur le sujet. Avec une part de smicard beaucoup plus faible que la moyenne, les industriels ne seront pas les plus touchés.

Difficile, très difficile pour un gouvernement de gauche de ne pas procéder à son arrivée au fameux "coup de pouce" du SMIC. D’autant qu’il n’y en a pas eu depuis 2006, la seule augmentation étant la revalorisation annuelle calculé sur l’inflation.

L’annonce sera donc faite demain par Michel Sapin. Le coup de pouce sera bien là mais il sera très "raisonnable" a-t-il déjà prévenu. La fourchette qui circule se situe entre 1,5 % et 2,5 %. Et encore ce pourcentage pourrait être une avance sur la revalorisation annuelle du 1er janvier 2013. Le gouvernement qui s’attend  à une envolée du chômage n’a pas trop envie de mettre en péril la compétitivité des entreprises en alourdissant la barque des TPE, PME qui en sont les plus utilisatrices.

D’autant que plusieurs économistes qui font partie du groupe d’experts sur le Smic ont fait par des dangers sur l’emploi d’une hausse. L’un d’entre eux, Francis Kramarz, directeur du CREST, estime qu’une "revalorisation de 1 %  détruirait de 15 000 à 20 000 postes".

Quelques chiffres
Le Smic est actuellement de 9,22 euros de l’heure, 1.398,37 euros bruts pour 35 heures hebdomadaires. Il concerne environ 2,5 millions de salariés beaucoup plus dans les entreprises de 1à 9 salariés, 23, 6 %. 15 % des branches ont des grilles de salaires dont les minima commencent sous le smic même si aucun salarié n’est payé en dessous de son tarif. Les femmes et les temps partiel sont les populations qui sont le plus rémunérés au smic.
De leur côté les associations patronales sont aussi montées au créneau. La CGPME a demandé, sans succès à ce que le projet de coup de pouce soit suspendu car "la dégradation de la conjoncture l’exige". L’UPA vendredi soir, actant de la décision du gouvernement, appelait encore "à ce qu’il soit le plus limité possible".

Côté syndicats FO demande une revalorisation minimum de 5 %, et la CGT veut 300 € de plus. Mais tous ne sont pas sur la même ligne, si François Chérèque demande aussi une revalorisation, il ne la chiffre pas et estime que ce n’est pas tant le niveau du Smic qui pose problème que le fait d’y rester trop longtemps ou la trop grande masse de salarié à temps partiel.

Au final, il y aura donc une petite hausse qui devrait peu impacter les industriels car se sont d’autres branche qui concentrent les salariés au SMIC comme le commerce, ou l’hébergement/ restauration (31 % de salariés au SMIC). Dans la production et la distribution d’énergie, on ne compte que 0,5 % de salariés au SMIC.

Le décret sera publié dans la foulée pour une mise en œuvre sur les bulletins de paie de juillet. La vraie question sur les salaires devrait ressurgir lors du sommet social de juillet car le ministre du Travail a déjà indiqué qu’il voulait relancer les négociations de branche. Mais là, ce sera du cas par cas par secteur, selon le rapport de force en place et sa santé.

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1 réaction

Thierry | 26/06/2012 - 10H08

Désolé de ne pas partager votre avis.

Pour beaucoup, une hausse du SMIC imposée par le gouvernement signifie une augmentation générale des salaires.

Les entreprises ne sont peut-être pas pressée d'augmenter tous les salaires mais les employés sont prêt à la recevoir.

C'est pour cela que je pense que tous les secteurs d'activités vont subir cette hausse et l'industrie comme les autres.

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