Situation toujours bloquée à la mine de Marikana

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Marikana
© Lonmin PLC

La direction de Lonmin joue l’apaisement, repoussant à nouveau sa menace de licenciement à l’égard des grévistes sud-africains. La situation financière du groupe va rapidement se détériorer.

La production n’a toujours pas repris à la mine de Marikana, malgré les ultimatums de Lonmin. La compagnie minière a d’ailleurs annoncé que seulement 22% de ses 28 000 salariés s’étaient présentés le 22 août contre 33% la veille et 28% le 20 août. Le gouvernement sud-africain, qui a proclamé 6 jours de deuil suite au massacre de 34 mineurs le 16 août avait fait pression pour que Lonmin ne mette pas à exécution ses menaces de licencier les grévistes qui n’avaient pas repris le travail.

Plus important cependant, il paraissait peu crédible que Lonmin licencie ses 3 000 piqueurs (les mineurs préposés au forage), un travail dur et qualifié qui en fait des travailleurs difficiles à remplacer. Dans ses communiqués Lonmin n’a pas précisé si des piqueurs étaient retournés au travail.

Un groupe comprenant plusieurs ministres est venu négocier avec les grévistes sur le site de Marikana. L’accueil a été plutôt froid, rapporte la presse locale, indiquant que les représentants des grévistes auraient souhaité voir Riah Phiyega, le responsable de la police, venir s’expliquer.

Ces mêmes représentants ont d’ailleurs exigé que la police se tienne à distance de la réunion affirmant "ne pas se sentir en sécurité à proximité des policiers". Ils ont également déclaré s’opposer à ce qu’une cérémonie se tienne alors que les grévistes en prison ne pourront y assister.

Les représentants ont enfin accusé le président Jacob Zuma de les avoir abandonnés, rappelant qu’il avait choisi de rencontrer la direction de Lonmin plutôt que les travailleurs.

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