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Sinequa mise sur la pertinence de son moteur de recherche

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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L'entreprise

  • Siège : Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne)
  • Création : juillet 2007
  • Dirigeant : Jean Ferre
  • Statut : SAS
  • Capital : 280 000 euros (en augmentation)
  • Actionnaires : filiale à 100% de BFL (détenu par les dirigeants de Sinequa) et les fonds Xchange et Eurinvest
  • ECA 2006-2007 : 4 millions d'euros
  • Effectif : 25 personnes (15 recrutements en 2007)
  • www.sinequa.com

Le moteur de recherche sémantique, exploitée par Sinequa, est issu de développements d'un système d'analyse linguistique engagés depuis 1984 au sein d'une entreprise baptisée Cora. Mais retrouver un mot ne suffit pas. Il faut aussi lui donner du sens. C'est l'objet de la technologie brevetée de sémantique vectorielle de Sinequa. En plaçant chaque mot dans un espace à 1000 dimensions, elle permet d'associer mots et sens, dans toutes les langues, pour fournir des réponses plus pertinentes que les traditionnels moteurs de recherche statistiques. C'est pour exploiter cette rupture technologique que Sinequa a été créé. Depuis quatre ans, elle est dirigée par Jean Ferré, un expert du domaine, puisqu'il avait auparavant dirigé une autre entreprise spécialisée dans l'analyse sémantique, Arisem, racheté par le groupe Thales. Embarqué en OEM dans certains autres logiciels d'analyse de données, comme celui d'Eptica pour le traitement des e-mails, cette technologie est surtout exploitée pour la recherche de documents, comme les archives sur les sites de presse, des références sur des sites de e-commerce, mais surtout à l'intérieur des systèmes d'informations des entreprises comme chez Pernod Ricard, Arkema ou le Mitshubishi Research Institute. Pour l'exercice 2006-2007, la part des ventes directes aux entreprises devrait peser pour 50% dans le chiffre d'affaires. Reste maintenant à l'entreprise à s'attaquer au marché international, même si déjà 15% des ventes ont été réalisés auprès d'entreprises estrangères. Une levée de fonds de 4 millions d'euros, réalisée fin 2006 auprès des fonds d'investissement Eurinvest et Xchange, devrait permettre d'embaucher une quinzaine de personnes pour accompagner l'ouverture de bureaux commerciaux en Europe. La technologie vient également d'être sélectionnée par un grand site d'e-commerce aux Etats-Unis.

Aurélie Barbaux

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