Première victime du recentrage annoncé de Siemens : le solaire. Le géant allemand a annoncé qu’il prévoyait de vendre cette activité pour se concentrer sur l’éolien et l’hydraulique.
Le géant vert n’a jamais réussi à faire décoller le solaire. Il jette aujourd’hui l’éponge. Siemens a annoncé le 21 octobre qu’il comptait se séparer de ses activités dans l’énergie solaire. Le groupe affirme dans un communiqué avoir entamé des discussions avec des acquéreurs potentiels. Siemens a réalisé en 2011 plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires dans le photovoltaïque et le solaire thermique à concentration, avec près de 800 salariés.
"Les attentes du groupe pour ses activités dans l’énergie solaire n’ont pas été satisfaites", justifie Siemens dans son communiqué. La faute au "ralentissement de la croissance" du secteur et à la "forte pression sur les prix". Le groupe avait annoncé le 11 octobre qu’il s’engageait dans un vaste plan d’économies d’ici à 2014 et qu’il allait se recentrer sur ses activités essentielles. Le solaire n’en est pas une. Un vrai revirement : il y a un peu plus d’un an, Michael Suess, le patron du secteur énergie, avait confié à L’Usine Nouvelle son ambition de rééditer dans le solaire la "success-story" de Siemens dans l’éolien. "Nous allons mettre des cerveaux et de l’argent pour faire progresser les technologies du solaire", avait alors affirmé le dirigeant.
Le pari raté du thermique à concentration
Las ! Le groupe avait parié sur une technologie de solaire thermique à concentration avec l’acquisition de l’israélien Solel en 2009. Un échec coûteux ! Payé 280 millions d’euros, Solel avait été déprécié d’environ 200 millions d’euros fin 2011. Quant au marché de cette technologie, il s’est "contracté de quatre gigawatts à légèrement plus d’un gigawatt aujourd’hui", déplore Michaël Suess, toujours dans ce communiqué. C’en est trop pour le géant. S’il se veut vert, il doit avant tout faire face à la chute de ses commandes.









