Inquiété par la crise de la dette en zone euro, le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a avoué préférer investir ses fonds aux Etats-Unis.
Même les compagnies européennes prennent le large. En pleine crise de la dette, la zone euro voit ses géants économiques retirer peu à peu leurs billes des banques européennes, comme le pétrolier anglo-néerlandais Shell.
Dans une interview accordée au journal britannique The Times en date du 6 août, le le directeur financier de Shell Simon Henry explique les raisons de l'inquiétude de son entreprise à conserver la majorité de ses fonds dans des établissements bancaires européens : "Nous n'avons plus la même volonté de prendre des risques de crédit en Europe", a-t-il avoué.
Quinze milliards de dollars de liquidités seront donc rapatriés par Shell sur des comptes aux Etats-Unis, ou transformés en bons du Trésor américains, a poursuivi Simon Henry.
Selon l'AFP, le groupe basé à La Haye est tout de même contraint de garder des liquidités en Europe pour y financer ses opérations.
Mais le responsable des finances de Shell ne loge pas à la même enseigne tous les pays européens, l'Allemagne et les pays les plus fragiles : "Nous faisons une différence entre les différents risques de crédit".









