Le fabricant de mobil-homes de Salles-du-Gardon (Gard) est placé ce vendredi en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois. La production du site est arrêtée jusqu’à la fin novembre.
Le tribunal de commerce de Nîmes (Gard) a décidé à l’audience du vendredi 19 octobre de placer le fabricant de mobil-homes Shelbox en redressement judiciaire. "La période d’observation sera de six mois et le tribunal a aussi prévu une première vérification au bout de deux mois", précise à L’Usine nouvelle, Gérald Noiret, le directeur du site. "Cela nous laisse l’opportunité de motiver un repreneur". Il affirme "avoir deux à trois coups de fil de gens intéressés".
Basé à Salles-du-Gardon près d’Alès dans le Gard, Shelbox France a été créée en octobre 2007, après la reprise des actifs de l’entreprise gardoise Watipi par le fabricant italien de mobil-homes et de bâtiments préfabriqués Shelbox, qui a conservé la marque Watipi pour le marché français. Aujourd’hui, Shelbox France manque de capitaux : "Il manque 2 à 2,5 millions d’euros pour relancer l’activité". L’entreprise a produit 1 020 unités sur le dernier exercice mais a creusé sa trésorerie et les crédits accordés par les banques italiennes ont été fortement réduits.
À l’arrêt depuis le 10 septembre dernier, l’usine de Salles-du-Gardon voit son inactivité prolongée : le comité d’entreprise a été consulté sur la poursuite du chômage partiel (ou chômage technique) qui courait déjà jusqu’au 22 octobre. "Il sera prolongé jusqu’à la fin novembre", indique le directeur.
L’usine gardoise, qui emploie 60 salariés en CDI, dispose d’un site de production de 11 000 m² d’un entrepôt de 25 000 m² et de 2 400 m² d’exposition et de bureaux.









