SFR, au cœur du grand Monopoly mondial des opérateurs

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SFR, boutique sur les Champs Elysées à Paris
© SFR

Et si SFR fusionnait avec Numéricable ? C’est la dernière rumeur en date concernant le deuxième opérateur français, au cœur d’un jeu plus grand que lui. Un monopoly des télécoms à l’échelle mondiale, dans lequel les Asiatiques pourraient bientôt s’inviter.

J’achète un opérateur, je le revends, je fusionne… Le jeu n’est pas nouveau dans le monde des télécoms, il reprend simplement en intensité. Dernière rumeur en date, la possible fusion entre le numéro deux français SFR, filiale du groupe Vivendi et l’opérateur fibre optique Numéricable. La semaine dernière, d’autres bruits évoquaient l’intérêt pour SFR de son ancien actionnaire, le britannique Vodafone, qui vient tout juste de revendre ses parts à Vivendi…

Crise économique mondiale oblige, l’opérateur français n’est pas le seul dans la ligne de mire. Les plus faibles sont des proies de plus en plus faciles pour les plus gros. En ce début octobre, c’est ainsi que deux opérateurs aux USA sont tombés dans l’escarcelle d’acteurs non américains. Le numéro 4, MetroPCS par exemple, dont l’Allemand Deutsche Telekon a annoncé la fusion avec sa filiale internationale T-Mobile. Quelques jours plus tard, c’était au tour du numéro trois, Sprint de confirmer son acquisition par le japonais Softbank. Et puis il y a le géant sud-américain America Movil, propriété du richissime mexicain Carlos Slim. Au premier semestre, il a avalé l’Autrichien Austria Telekom et est devenu propriétaire de 28% du néerlandais KPN. Il aurait déjà des vues sur un petit opérateur et un équipementier polonais…

la filière européenne des télécoms en danger

"Mais les futurs acquéreurs pourraient être asiatiques. China Mobile a déjà investi dans des licences 4G en Belgique, par exemple, insiste Hervé Collignon, associé chez AT Kearney." De quoi craindre pour toute la filière télécoms européenne. Alors que la présence croissante de l’équipementier Huawei dans les réseaux du Vieux Continent menace les équipementiers locaux (Ericsson, Alcatel-Lucent, Nokia Siemens Networks), c’est toute la filière européenne des télécoms qui pourrait souffrir encore plus. "D’autant qu’avec un grand nombre d’opérateurs, l’Europe est un marché très fragmenté et d’autant plus fragile", ajoute Hervé Collignon. De quoi donner tout son sens à une fusion d’opérateurs sinon français, du moins européens ?...

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