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Seventyone Percent : il protège la peau des surfers

Par Morgane Remy - Publié le
surfcare

  Des huiles bronzantes aux crèmes à fort indice, on aurait pu penser que le marché des protections solaires couvrait tous les créneaux. Pourtant, il suffit de rester dans l'eau tout un après-midi pour s'apercevoir du contraire. Ce fut l'observation de trois surfeurs français qui décidèrent de créer leur propre marque.

Après des années de surf dans les eaux landaises, Marc Levy, Raphaël Vannier et Ygal Sananes réalisent que les crèmes solaires ne sont pas adaptées à ces amoureux des vagues qui peuvent rester tout un après-midi dans l’eau. «  Les produits solaires proposés sur le marché ne tiennent qu’une petite demi-heure dans l’heure. Nous y passons quatre heures », explique Raphaël Vannier.

Fiche d'identité

Chiffre d’affaires: L’entreprise commercialise pour la première fois ses produits cette année.
L'histoire : Le nom de l’entreprise, Seventyone percent, est très symbolique. Il y a 70 % d’eau sur notre planète et entre 60 et 70% dans notre corps. Le 1% qui reste représente, la part de chiffre d’affaires qui sera reversé à Surfrider fondation, une association de protection des côtes.

Un besoin. Pas d’offre sur le marché. Les trois amis et accociés se lance autour d’un concept très marketé au service de leur passion : Le « surf care » est une solution technique de soins destinée aux riders. Leur entreprise ? Seventyone Percent. De la boisson énergisante au produit anti-irritation – symbolisé par un pictogramme humoristique – le produit phare reste la crème solaire.  Elle ne coule pas dans les yeux, permet de garder de l’adhérence sur les mains et, surtout, elle resiste plus longtemps à l’eau.

Les façonniers, des laboratoires français, ont dû travailler pendant trois ans sur la composition de ces crèmes avec un cahier des charges très précis sur la résistance du produit à l’eau. « Aujourd’hui le surf se professionnalise et il y a un marché dans ce domaine », ajoute Raphaël Vannier. Il y a une vrai industrie soutenue par un sport reconnu, de haut niveau en amont et qui se démocratise en aval. « Souvent, les propositions commerciales sont essentiellement dans le domaine du textile », analyse-t-il. Côté « Surf care » le champ est libre. Et puis le « secteur cosmétique pour le surf est amené à se développer grâce à la féminisation de ce sport. C’est pour ça que nous avons aussi une gamme de soins ».

La crème s’inscrit non seulement dans la pratique de ce sport mais aussi dans ses valeurs. La marque travaille beaucoup sur des produits respectant la nature. Un pour cent du chiffre d’affaires est reversé à l’association SurfRider Fondation, qui s’investit pour préservation des côtes et des océans. Seul le bouchon des tubes est recyclable et recyclé mais, si on devait avoir un tube complétement bio, on devrait l’acheter en dehors de France. « Outre le fait que c’est extrêmement cher pour une jeune entreprise, cela dégraderait notre bilan carbone », précise le co-fondateur.

Les produits sont lancés cette année et sont déjà présents dans la moitié des 80 magasins européens de la marque Quicksilver. Le but est de distribuer dans des boutiques essentiellement afin de se démarquer des autres crèmes solaires vendues en grandes surfaces. L’adhérence de la crème et la difficulté à l’étaler décourageront les simples plagistes. Raphaël Vannier précise : « on élargira notre gamme une fois que nous aurons acquis une réputation de technicité ». D'ici 3-4 ans, les fondateurs de seventyone percent pourraient élargir leur gamme au grand public. Ce secteur est prometteur : une crème qui résiste plus longtemps à l’eau pourrait être un produit de choix pour les mamans qui voient leurs enfants rester des heures à barboter.

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