En mettant la main sur son homologue LCO, Selha ajoute trois nouvelles cordes à son arc : la réactivité, le câblage et la formation.
Concentration dans le vaste secteur des cartes électroniques. Basée dans les Pays de la Loire, la société Selha (Société Electronique du Haut Anjou) fabrique des cartes électroniques pour les industriels de l’aéronautique, de la Défense ou de la prospection pétrolière à Renazé (Mayenne). Des secteurs très réglementés, et exigeants en termes de qualité. Mais pas seulement. "Les avionneurs ont aussi besoin de réactivité quand il s’agit de réparer des cartes en urgence, et ce n’est pas toujours facile de remettre en cause notre plan de production", explique Mikaël Colliou, directeur commercial de l’entreprise qui emploie 450 personnes pour un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros. En mettant la main sur LCO, un autre fabricant de taille plus modeste (40 personnes et 2 millions d’euros de chiffre d’affaires) mais beaucoup plus flexible, Selha sera capable de réagir plus rapidement.
Un centre de formation intégré
Par ailleurs, LCO dispose de deux activités parfaitement complémentaires à celles de Selha. L’atelier de câblage, d’abord, car dorénavant Selha n’aura plus besoin de faire appel à des sous-traitants pour la fabrication de ses faisceaux électriques. L’activité de formation, ensuite, car elle permettra à Selha de rendre ses employés plus polyvalents. "Ce centre de formation de LCO est un gage de maintien de notre savoir-faire. C’est important quand on travaille avec des clients comme Airbus qui veulent être sûrs qu’on aura toujours les mêmes savoir-faire dans cinq ou dix ans", commente Mikaël Colliou.











