Ségolène Royal soutient les salariés d’Alstom Belfort
Par Barbara Leblanc - Publié le
Alstom Belfort attire toutes les attentions depuis cet été. Dernière en date : celle de Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste. Elle exige de la direction du site et du gouvernement le maintien de l’emploi.
C’est suite à une rencontre le 30 août avec les délégués de la CGT d’Alstom à Belfort que la candidate à la présidente de la région Poitou-Charente a réagi. Selon elle, la direction du site doit tenir ses engagements. Selon elle, un agrément fiscal a été accordé au groupe lors de la fusion d'Alstom Power Turbomachines (APT) et d'Alstom Power Systems (APS). Et en échange le groupe devait maintenir l’activité de la société absorbée sur le site pendant au moins trois ans.
Or, Alstom a annoncé le 4 octobre dernier la suppression de 4 000 emplois dans la branche énergie, dont une centaine à Belfort. Un chiffre qui a été revu à la hausse (+77) pour ce seul site.
Cet appel de Ségolène Royal intervient quelques jours après le cri poussé par les représentants syndicaux de la CGT du site. D’après eux, la société n’a pas tenu ses engagements de maintien de l’emploi et entend fermer prochainement deux ateliers de composants de centrales nucléaires.
Autant d’arguments que la direction d’Alstom a rejetés le 31 août. Selon le porte-parole du groupe, Philippe Kasse, le groupe a respecté intégralement et scrupuleusement son engagement. Le niveau des effectifs est resté stable sur l’ensemble des activités apportées dans le nouvel ensemble.
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