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L'Usine Santé

[Secrets de fabrication] A Toulouse, les parfums Berdoues réinventent la violette

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Série d'été L'Usine Nouvelle vous révèle les secrets de fabrication de produits emblématiques du made in France. Spécialités régionales, symboles d'un territoire, savoir-faire typiques, sagas familiales... nous vous livrons tous les détails qui ont mené à leur succès. A dévorer au travail ou entre deux baignades ! Aujourd'hui, les parfums Berdoues. Créés en 1902, ils ont contribué à la notoriété de la violette de Toulouse. Plus de 100 ans après, la société familiale renoue avec ses racines et réinvente un nouveau parfum, baptisé Violette.

[Secrets de fabrication] A Toulouse, les parfums Berdoues réinventent la violette
Sophie Berdoues-Coudouy dirige le groupe Berdoues et a repris la main sur le capital, quelques années après le départ à la retraite de son père.
© D.R.

Si les Toulousains se sont détournés progressivement de ce symbole un peu désuet de leur ville, pour lui préférer l'image plus dynamique des avions et des satellites, la violette, déclinée en une multitude de produits, n'en reste pas moins présente dans toutes les boutiques de souvenirs de la ville. Et depuis plus de cent ans, la Maison Berdoues fait vivre cette tradition avec ses parfums et ses savons à l'odeur si particulière de violette.

Sans rien renier de son passé, la quatrième génération de la famille, entend dépoussiérer son image en lançant cette année, au cœur de sa nouvelle collection Grands Crus, une nouvelle eau de parfum, baptisée... Violette. Un retour aux sources, en quelque sorte. "La violette reste attachée à notre histoire, elle fait partie de notre patrimoine, de nos racines", explique Sophie Berdoues-Coudouy, arrière-arrière-petite-fille du fondateur, qui a repris en 2011 la majorité des parts de l'entreprise familiale et sa présidence.

De 1902 à nos jours

C'est en 1902 que Pierre et son frère Guillaume décident de créer au cœur de Toulouse (Haute-Garonne) une entreprise de négoce de parfums de grandes marques et de matériels professionnels de coiffure pour diversifier une activité initiale de barbier-coiffeur. Dans les années 30, Henri Berdoues, le fils de Guillaume, ingénieur chimiste, amène l'entreprise à développer ses propres parfums. C'est le coup d'envoi, en 1936, d'une eau de toilette à la violette de Toulouse. Le succès est immédiat. La collection, baptisée Eau de Cologne Tradition 1902, perdure et propose toujours 11 fragrances, dont Violette, mélange de violette, lilas et jasmin. Vendus en grands magasins (Galeries Lafayette, Monoprix, Printemps...), en parfumerie et en pharmacie, ces produits ont largement contribué à la notoriété de la société.

La marque "L'Originale - Violettes de Toulouse", également déposée par la famille, qui se décline principalement en eau de toilette et savons à la violette, figure toujours au catalogue. Produits d'entrée de gamme, ce sont eux que l'on retrouve un peu partout, dans les gares, les aéroports, mais aussi les boutiques de souvenirs ou de produits du terroir, de plus en plus concurrencés par des produits à petits prix, qui concourent à ringardiser la violette.

Car il faut bien le dire, le temps passant, la petite fleur, adorée au début du siècle dernier, offerte en petit bouquet par tous les amoureux, a perdu de sa superbe. Les producteurs locaux l'ont d'ailleurs abandonnée. Trop compliquée à cultiver. Les produits dérivés n'en ont plus aujourd'hui que le nom. Il faut bien l'avouer : les violettes depuis bien longtemps ne sont plus de Toulouse (Haute-Garonne). "Elles restent chez nous, à 100 % françaises", revendique toutefois Sophie Berdoues-Coudouy. La maison de parfums s'approvisionne en Provence-Alpes-Côte d'Azur, principalement dans les Alpes-Maritimes.

Des visées à l'international

Installé sur la commune de Cugnaux (Haute-Garonne), dans le Sud-Ouest de l'agglomération toulousaine, le groupe Berdoues, qui emploie 98 salariés, pour un chiffre d'affaires de 13,5 millions d'euros en 2016, assure toutes les étapes de développement et de fabrication de ses produits, de la création à la distribution. "Nous disposons de notre propres équipes de R&D. Nous maîtrisons nos formulations, la production et le conditionnement de nos parfums", insiste Sophie Berdoues-Coudouy. C'est ce qui lui permet de rester dans la course. En 2016, le groupe a décidé de tourner une nouvelle page de son histoire, en misant sur le haut-de-gamme, avec sa nouvelle collection de parfums Grands Crus. "Nous avons travaillé en amont sur une sélection de matières premières rares et précieuses pour décliner une douzaine de fragrances d'exception qui s'inspirent chacune de voyages olfactifs dans une région du monde", explique Sophie Berdoues-Coudouy. Un pari audacieux pour la PME, qui ambitionne ainsi de booster sa croissance et de percer à l'international. Au cœur de ses grands crus, une ligne de produits spécifiques a été conçue pour mettre en lumière des essences particulières.

Après une déclinaison autour de l'Oud, la société sort sa nouvelle Violette. Une réinterprétation de la petite fleur, qui se veut plus moderne. "Le millésime 2017 s'appuie sur la feuille de violette de France, le Patchouli d'Indonésie et l'Iris d'Italie, avec un zeste d'agrumes et une touche de vétiver", précise Sophie Berdoues-Coudouy. On n'en saura pas plus : secret de fabrication oblige.

Marina Angel

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