Sécheresse : EDF s'organise pour le nucléaire
Par Ludovic Dupin - Publié le
Les risques de pénurie d’eau poussent EDF a adapter son plan de maintenance des centrales nucléaires. Pour éviter toute coupure, l’électricien mise sur ses centrales en bord de mer.
Si la sécheresse perdure, le fonctionnement de l’outil électronucléaire français pourrait être perturbé. Afin de prévenir tout risque de black-out massif, EDF va optimiser la maintenance de ses réacteurs placés sur les côtes françaises afin que ces derniers soient pleinement opérationnels cet été.
Sur les 58 réacteurs français, 44 sont situés au bord de fleuves et de rivières. Avec des nappes phréatiques basses et des cours d’eau en dessous de leur niveau normal, l’alimentation en eau de certains d’entre eux pourrait devenir insuffisante pour assurer le refroidissement des cœurs nucléaires.
Ces cœurs seraient donc arrêtés pour des raisons de sûreté, ce qui grèverait la capacité de production électrique française. Sont menacées, en particulier, les centrales placées en bord de la Loire (Dampierre, Saint-Laurent, Belleville, Chinon). Lors de la canicule de 2003, ces quatre sites avaient déjà dû ralentir leur production pour éviter tout problème de surchauffe.
Les 14 réacteurs restants sont insensibles à la sécheresse car refroidis à l’eau de mer. Aussi, EDF, comme cela a été prévu par le "plan aléas climatique", est en train de revoir son programme de maintenance afin que ces 14 réacteurs côtiers soient pleinement disponibles pendant la période estivale.
Au-delà de ce plan, EDF tâche de gérer finement ses réserves en eau. La société a en particulier diminué de 20 % sa production d’électricité d’origine hydraulique afin de conserver de l’eau dans les barrages en amont des centrales nucléaires. "Nous sommes en phase de gestion fine de nos réserves d’eau et, comme tout le monde, nous attendons qu’il pleuve", explique une porte-parole d’EDF.
2 réactions
correction | 17/05/2011 - 10H27
Les quatre sites ont vu leur production ralentir afin de limiter la hausse de température du cours d'eau en aval des centrales, et non pas pour des raisons de "surchauffe", ce qui évoque plutôt un problème de sécurité.
J-F Bossu | 17/05/2011 - 08H37
Il ne s'agit pas tant du refroidissement des réacteurs que de l'alimentation de la source froide de la machine thermique. Rien de spécifique au nucléaire, donc.

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