Schneider Electric veut décrocher le monde
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3253
Si cette année, Jean-Pascal Tricoire et une partie de l'état-major de Schneider Electric quittent Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) pour la Chine, ce n'est pas un hasard. Depuis dix ans, l'entreprise envoie chaque année des jeunes diplômés à travers le monde. Le programme porte le nom du plus connu des explorateurs, Marco Polo. Il est réservé aux jeunes diplômés dont l'expérience professionnelle n'excède pas trois ans. "Marco Polo" est devenu un must pour les jeunes qui veulent aller travailler loin de l'Hexagone. "À chaque forum que nous organisons, des étudiants viennent spontanément nous en parler", confirme Aneta Kowalska, la responsable du recrutement international.
Comme un VIP
Le jeune embauché est traité quasiment comme un VIP : signature d'un CDI, préparation à l'expatriation, suivi de l'expatrié par un mentor situé dans le pays d'origine, et retour à la maison préparé plusieurs mois à l'avance... L'objectif est de vivre une expérience de dix-huit à vingt-quatre mois hors de son pays d'origine. Emmanuelle Jacquemot, qui est partie à Dubai dans ce cadre, témoigne : "Outre l'ouverture culturelle et l'amélioration de mon anglais, cela m'a permis de me constituer un réseau international." Et les missions confiées ont un vrai contenu. Son job : le recrutement et les relations école pour les pays de la région. "J'ai géré des jeunes ingénieurs diplômés d'écoles locales, des spécialistes de la qualité ou de la supply chain, qui sont partis travailler en France ou au Royaume-Uni", précise-t-elle.
Seul problème : les "Marco Polo", comme tous les VIP, ne sont qu'une centaine. Les autres devront se contenter d'un stage, d'un contrat local... ou être recrutés en France et faire leurs preuves avant de pouvoir partir. Une manière de suivre les pas de leur président !

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