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Schneider Electric transfère une partie de sa direction en Asie

Par Barbara Leblanc - Publié le
Schneider Electric
© D.R.

[ACTUALISE] - Virage stratégique pour le groupe français, fleuron de l’industrie française depuis 1836.

Schneider Electric a décidé de donner un coup de fouet à son développement en Asie. Le groupe va transférer une partie de sa direction à Hong Kong. Trois directeurs généraux avec des attributions stratégiques vont quitter la France pour l’Asie. A cela s’ajoute l’intention du président du directoire, Jean-Pascal Tricoire, de passer plus de temps dans la région, là où sa famille va s’installer, selon les informations du site Mediapart, confirmées par le groupe.

Déjà, la directrice des ressources humaines, Karen Ferguson, et le directeur de la stratégie, Philippe Delorme, "se sont installés à Hong Kong pour un temps". Ils sont aussi rejoints par la directrice industrielle, Annette Clayton, alors en poste à Shanghai. Pour autant, le siège social du groupe reste implanté en France et ce transfert ne concerne pour l’heure pas encore les usines du groupe.

Des projets qui vont dans le sens des déclarations du président en début d’année 20121. Il précisait alors que "les nouvelles économies en Asie avaient enregistré en 2010 environ 10% de croissance supplémentaire par rapport aux pays matures. Cela fait 25 ans que je suis chez Schneider: je n'avais jamais vu un déplacement géographique pareil de l'activité". La zone asiatique représente environ un quart du chiffre d’affaires de Schneider Electric en 2010. En Chine uniquement, le groupe s’est donné comme objectif de doubler ses ventes entre 2010 et 2013.

Cette annonce va dans le sens d’une stratégique plus globale du groupe. "Depuis des années, Schneider est organisé autour d'une direction générale multipolaire. Les membres du comité exécutif sont à la fois en Amérique, en Asie et en Europe", souligne le porte-parole de Schneider Electric.

Face à ces projets, la CFDT a vivement protesté le 2 septembre. Le syndicat fait part de ses craintes pour l'emploi en France, y voyant des projets de transfert de production vers l'Asie. "Nous ne pouvons cautionner cette décision qui va inquiéter, plus encore qu'ils ne le sont, les 21.000 salariés (hors intérimaires) présents sur la France, souligne le syndicat. Les usines de production française ont, pour la majorité d'entre elles, des fabrications de produits en fin de vie, sans développement de gamme de substitution prévue en R&D".

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