Schneider Electric sous pression du gouvernement français ?
Par Barbara Leblanc - Publié le
Selon des informations du journal Libération du 5 septembre, le groupe français aurait gelé un plan de suppression d’emplois suite aux demandes du gouvernement. Des arguments aussitôt démentis par le groupe.
Le journal rapporte que le directeur industriel France du groupe, Vincent Megglé, aurait adressé un mail adressé à plusieurs dirigeants, faisant état d’un rééquilibrage de 1000 emplois intérimaire. Un courriel daté du 12 juin dernier que le journal a réussi à se procurer.
Le document mentionne que "si on considère un ratio normal de 15% d'intérimaires, le groupe en compte 1 637 de trop actuellement". Le directeur souligne dans ce courriel que "600 postes sont en cours de suppression notamment du fait d’opérations de transfert". Resterait alors un "rééquilibrage à faire pour environ 1 000 autres postes", souligne-t-il. Il précise qu'il "pourrait prendre la forme d’une délocalisation, souhaitée par le top management". Or, selon le journal, le plan aurait mis à mal par intervention de l’Etat français. En cause ? La trop grande proximité entre ce plan de suppressions d’emplois et les échéances présidentielles de 2012.
Pour l’heure, le groupe a démenti l’existence même de ce plan. Selon un porte-parole, "les éléments contenus dans le mail du directeur industriel n’étaient que des réflexions entre hauts managers".
Cette révélation intervient deux jours après l’annonce par le groupe de la délocalisation à Hong Kong de trois directeurs généraux, aux attributions stratégiques. L’objectif étant de donner de la vigueur au développement du groupe en Asie. Une décision qui a été vivement contestée par la CFDT, qui y voit des projets de transfert de production en Asie.

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