Schaeffler trop gourmand
Par Anne Léveillé - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3137Le groupe familial allemand qui a repris Continental cet été déchante. A court de crédit, Schaeffler (8,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires) ne parvient pas à financer le rachat de sa cible, trois fois plus grosse que lui avec 26,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Pour réussir son OPA, le « petit » fabricant de roulements à billes avait fait monter les enchères en payant 75 euros par action, contre une proposition initiale à 69,37 euros. Soit une valorisation totale de 12,1 milliards pour 100 % du capital... Les larmes aux yeux, sa médiatique présidente, Maria-Elisabeth Schaeffler, reconnaît aujourd'hui qu'il lui manque 5 à 6 milliards d'euros pour financer son acquisition. Elle chercherait à céder 75 % des parts acquises, et demande le soutien de l'Etat fédéral et des Länder de Basse-Saxe et de Bavière. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Schaeffler vient d'être accusé par l'historien Gregor Schöllgen d'avoir fondé sa fortune sur l'industrie d'armement du Reich. Une image qui pourrait finir de refroidir d'éventuels acheteurs... .











