Schaeffler réclame l'aide de l'Etat allemand
Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié leLe groupe automobile bavarois Schaeffler, en grande difficulté après le rachat de son compatriote Continental, a présenté son plan de sauvetage aux banques. Une condition imposée par le gouvernement allemand pour bénéficier d'une aide publique. Le groupe avait précisé en février avoir besoin de six milliards d'euros.
« Nous demandons un soutien temporaire pour gagner du temps », a précisé Maria Elisabeth Schaeffler, à la tête du groupe. Au total, plus de dix milliards d'euros de dettes pèsent sur le groupe. Une conséquence de la crise économique et du prêt de 16 milliards d'euros réalisé par Schaeffler pour financer le rachat de Continental.
La direction du groupe réclame des aides à l'Etat, jugeant que « le changement de la conjoncture économique est dû en partie aux politiques et en partie aux banques ».
Georg Schaeffler, cité par Der Spiegel, espère que « les banques vont réagir vite », désirant éviter « d'être pris dans la campagne des élections législatives, ce qui ne faciliterait pas la recherche d'une solution constructive ». En cas de refus du gouvernement allemand, Schaeffler pourrait être contraint de céder une partie de Continental à ses créanciers dont les banques UBS ou Unicrédit.
Emplois menacés en France
En février, 20 000 salariés du groupe ont été mis au chômage partiel, le temps de travail ayant baissé de 20% par semaine. En France, la direction du site de Calais préparerait « un plan de licenciement, qui pourrait avoir des conséquences directes et indirectes sur l'emploi dans la région », selon le délégué CGT Dominique Tollé. Le site compte 385 salariés. D'autres usines françaises comme celle de Saint-Siméon-de-Bressieux pourraient être concernées par des fermetures.
Barbara Leblanc
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