Scandale Olympus : une enquête ouverte en Angleterre
Par Rémy Maucourt - Publié le
Les autorités anti-fraude britanniques se sont saisies du dossier Olympus mercredi. Les comptes du groupe japonais ont été falsifiés.
La descente aux enfers continue pour Olympus. Le Serious Fraud Office (SFO), organisme anglais de lutte contre la fraude internationale, lance une enquête en se basant sur des informations fournies par l'ancien PDG, le britannique Michael Woodford.
C'est le renvoi brutal du dirigeant anglais, le 17 octobre dernier, qui a initié le scandale. Le lendemain, il révéle à la presse que son renvoi était dû à des demandes d'explications concernant des paiements irréguliers lors du rachat de quatre sociétés, entre 2006 et 2008.
Les actionnaires du groupe demandent des explications, une enquête indépendante est lancée par la direction en place. Cela ne suffit pas : Tsuyoshi Kikukawa, président honoraire du groupe devenu PDG depuis le renvoi de Michael Woodford, démissionne le 26 octobre. Le cours de l'action Olympus perd 80% de sa valeur en un mois.
Olympus admet finalement avoir dissimulé pendant des années des pertes subies dans les années 90 sur des investissements financiers risqués. Des frais officiellement déclarés pour les acquisitions de sociétés au cours des années 2000 ont en réalité servi à effacer ce passif des comptes.
Les autorités anti-fraude britanniques comptent aller plus loin. "Nous pouvons confirmer avoir ouvert une enquête sur Olympus et sommes en contact avec d'autres organismes au niveau international, à la suite des informations qui nous ont été données par le PDG d'Olympus", indique le Serious Fraud Office mercredi.

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