Santé et sécurité au travail. Les écoles aux avant-postes10/04/2008
A la rentrée 2008, les futurs managers devront être sensibilisés à ces thèmes. Des écoles d'ingénieurs ont déjà pris les devants.
La sensibilisation à la sécurité et à la santé au travail débute dès les bancs de l'école. C'est le pari lancé par les ministres Xavier Bertrand (Travail) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur). Ils veulent imposer, dès la rentrée 2008, un socle de formation minimum dans les écoles d'ingénieurs et de commerce. Plusieurs d'entre elles ont déjà entamé ce travail pédagogique. Mais une enquête réalisée par l'AINF, l'association pour la prévention des risques professionnels, auprès d'une vingtaine d'établissements du Nord de la France et de la Picardie, montre des disparités. Les écoles d'ingénieurs ressortent largement en tête des établissements les plus sensibilisés. Au contraire des écoles de commerce, à l'exception de Sup de Co Amiens. Sur 13 écoles d'ingénieurs, 9 prévoient des actions de sensibilisation, 11 intègrent la sécurité au travail dans plusieurs disciplines et 8 ont mis en place des cours spécifiques. Au rang des bons élèves, Polytech'Lille prévoit 30 heures de cours sur la sécurité dans ses filières en alternance. «Le risque industriel d'accident du travail est assez bien pris en compte, nuance Anne- Marie de Vaivre, chargée de mission pour l'AINF. Mais c'est moins le cas pour les risques sur la santé liés à l'organisation du travail.» Ce dernier thème d'étude mettra plus de temps à se développer. «C'est souvent l'actualité, et les demandes des apprentis, qui font évoluer les cours », explique Agnès Abt, la directrice des études en alternance à Polytech'Lille. Suite à l'enquête de l'AINF, les étudiants de cinquième année de Hautes études d'ingénieurs (HEI) vont ainsi étudier les pratiques des entreprises en la matière. Un moyen de faire évoluer leurs cours. Arnaud Dumas |
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