Sanofi partenaire d'un logiciel pour diabétiques
Par Gaëlle Fleitour - Publié le
Sanofi se lance dans la télémédecine, en participant au développement d'un logiciel d'aide aux diabétiques. Qui ne sera disponible qu'en 2014...
Après avoir lancé en avril son premier lecteur de glycémie, connecté à l'iPhone, Sanofi sort encore un peu plus de son champ de laboratoire pharmaceutique. Le groupe français l'avait annoncé: "nous avons pris une orientation pour développer des médicaments, des outils, des dispositifs médicaux et des services pour une meilleure prise en charge du patient", rappelle Claire Viguier-Petit, directeur des opérations diabète de Sanofi France.
Pour la filiale française, c'est désormais chose faite dans le diabète. Avec deux partenaires, l'éditeur de logiciels médicaux spécialisé Voluntis et le Centre d'études et de recherches pour l'intensification du traitement du diabète (CERITD), Sanofi va finaliser le développement d'une solution de télémédecine, Diabeo. Un logiciel, considéré comme un dispositif médical, pour faciliter le traitement et la surveillance des patients diabétiques de type 1. Avec trois applications: une destinée au patient, qui pourra utiliser le logiciel via son smartphone pour calculer à chaque repas les doses d'insuline nécessaires, une pour le médecin, avec un système d'alerte, et une application permettant à une infirmière de réaliser la surveillance.
Obtenir le remboursement du dispositif
Mais il faudra faire preuve de patience, car le dispositif ne devrait être lancé en France qu'en 2014... D'ici là, une étude sera menée début 2012 sur 750 patients pour convaincre les autorités sanitaires de l'impact médical (les bénéfices sur le taux de glycémie du patient) et évaluer l'impact médico-économique sur l'organisation des soins. Objectif, obtenir le remboursement de cette solution.
Outre le financement de cette étude, Sanofi sera en charge du lien avec les autorités et d'assurer la commercialisation de la solution. "La démarche d'industrialisation qui est nécessaire pour un dispositif à large échelle suppose de faire appel à des approches que nous maîtrisons", affirme Claire Viguier-Petit. Dans l'espoir de pouvoir ensuite déployer le projet en Europe et aux Etats-Unis.

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












