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A la veille du comité central d’entreprise prévu pour ce mardi 25 septembre, la mobilisation est au plus fort et chacun y va de sa déclaration.
C’est au cours de ce nouveau comité central d’entreprise, que la direction du groupe pharmaceutique Sanofi devrait dévoiler son plan de restructuration. De leur côté, les syndicats ont fait savoir qu’ils ne se rendraient pas à cette réunion, qu’ils considèrent comme "non-conforme. Aucun document de travail ne leur ayant été remis au préalable".
L’annonce, en juillet dernier, d’un plan de réorganisation au sein du groupe, dont la déclinaison toucherait notamment les sites de recherche français de Montpellier (Hérault) et de Toulouse (Haute-Garonne), a provoqué une forte mobilisation, notamment dans la Ville Rose. Le risque de fermeture ou de cession du site n’en finit pas de provoquer des réactions auprès des élus et acteurs économiques régionaux.
Tout au long de l’été la mobilisation des 647 salariés du site toulousain est montée en puissance. Chaque jeudi, c’est le rendez-vous hebdomadaire de la protestation, parfois épaulé par des délégations de salariés venus d’autres sites français du groupe. Un mouvement très largement soutenu par les élus locaux. Pierre Cohen, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, n’a pas hésité à parler de "patron voyou", lors de sa conférence de presse de rentrée.
"Entreprise très rentable"
Dans un communiqué commun adressé au ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, Pierre Cohen, Martin Malvy, le président de la Région Midi-Pyrénées et Pierre Izard, le président du conseil général de la Haute-Garonne, soulignaient : "Sanofi est une entreprise très rentable qui vit en grande partie des politiques publiques. À ce titre, elle a des comptes à rendre, en particulier à Toulouse". Depuis, Pierre Cohen a encore précisé sa position : "je souhaite une loi contre les licenciements abusifs, lorsqu’ils surviennent dans un environnement favorable". Au cœur du raisonnement : les crédits impôt recherche touchés par le groupe pharmaceutique et les 9 milliards de profits annuels.
De son côté, Martin Malvy avait été reçu par Christian Lajoux, président de Sanofi France dans la foulée du comité central d’entreprise du 12 juillet. A cette occasion, le président de la Région Midi-Pyrénées avait insisté sur l’importance de l’implication du groupe pharmaceutique dans le projet toulousain d’un Oncopole, situé sur le site de l’ancienne usine AZF. L’ambition de ce projet est de devenir un des leaders européens de la recherche contre le cancer. Un modèle unique de collaboration entre recherche publique et recherche privée, avec pour principales locomotives les groupes pharmaceutiques Pierre Fabre et Sanofi.
"Je partage les inquiétudes de Pierre Cohen", soulignait alors le président de Région. "Plusieurs projets en cours de finalisation vont renforcer l’Oncopole. Je ne comprendrais pas si Sanofi ne s’inscrivait pas dans cette dynamique et, au contraire, au-delà même du problème de l’emploi, l’appauvrissait."











