Sanofi et Bristol-Myers Squibb dédommagés pour contrefaçon de brevets
Par Barbara Leblanc - Publié le
[ACTUALISE] - Les deux groupes pharmaceutiques ont reçu 442,2 millions de dollars de dommages et intérêts du fabricant canadien de génériques Apotex, annoncent-ils par communiqué le 8 février.
273 millions d’euros. C’est la somme que le groupe français Sanofi a touché dans le cadre de ce conflit qui l’opposait au groupe canadien pour contrefaçon de brevet portant sur le médicament vedette Plavix. Cette molécule permet de lutter contre l’apparition de caillots sanguins et est prescrite dans le cadre de la prévention des maladies cardiaques.
Les deux groupes "se félicitent que leurs droits de propriété intellectuelle aient été reconnus et qu'Apotex ait réparé le préjudice causé du fait du lancement à risque par Apotex d'une version générique du bisulfate de clopidogrel en 2006". Avec l’autre laboratoire américain, Bristol-Myers Squibb, ils ont en plus perçu 1,2 million de dollars au titre des intérêts courus postérieurement et 0,9 million de dollars au titre des dépens. Ces versements font suite à la décision de la Cour d’appel du Circuit fédéral américain en date d’octobre 2011.
Bonne année 2011 pour Sanofi
Cette bonne nouvelle intervient le jour où le groupe pharmaceutique français affiche des ventes 2011 en hausse de 3,2% à 33,4 milliards d’euros. Son bénéfice net part du groupe progresse de 4,1% à 5,7 milliards d’euros sur l’année dernière.
Pour 2012, Sanofi s’attend pourtant à une baisse de 12 à 15% de son bénéfice par action des activités du fait de la perte de brevets aux Etats-Unis, notamment ceux du Plavix et de l’Avapro. Malgré la conjoncture économique difficile en Europe, le groupe dit ne pas avoir observé de détérioration de paiements dans les pays du sud de l'Europe. "Il y a toujours eu des délais de paiement relativement long du secteur hospitalier dans les pays européens du sud et nous ne voyons pas de détérioration massive", a affirmé son directeur général Chris Viehbacher.
A l'occasion de la présentation des résultats, le président Monde recherche et développement du groupe, Elias Zerhouni, a assuré que le groupe n'allait pas fermé de sites de production en France. "Nous avons décidé d'investir différemment" et "en France, ce qui est essentiel pour nous, c'est que la R&D française performe au maximum", a-t-il expliqué.
Sanofi a annoncé en novembre une réorganisation de son département recherche et développement pour en "améliorer la productivité". Le groupe entend concentrer son activité de recherche sur quatre grands "hubs" (pôles) de R&D, situés à Cambridge (près de Boston) pour les Etats-Unis, en France et en Allemagne pour l'Europe, et en Asie.

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