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Sanofi : 555 postes supprimés en R&D, 208 menacés chez Genzyme

Par Gaëlle Fleitour - Publié le
Sanofi Genzyme
© Sanofi

D'après la CFDT, Sanofi aurait annoncé à l’occasion de son comité d’entreprise européen la suppression de 555 postes en Europe en R&D. Le groupe pharmaceutique se poserait également des questions sur le devenir de 208 salariés des filiales anglaise et néerlandaise de Genzyme, la biotech qu’il a reprise en mars.

Il était très attendu, après l’annonce de Sanofi le 2 novembre d’une réorganisation de sa R&D en Europe et aux Etats-Unis. Le comité d’entreprise européen du groupe pharmaceutique s’est tenu ce mardi, et ses conclusions sont lourdes.

Selon Pascal Vially, coordonnateur CFDT de Sanofi interrogé par l’Usine Nouvelle, trois fermetures de sites de R&D en Europe auraient été annoncées par Elias Zerhouni, le patron de la R&D de Sanofi. Soit 555 postes en moins, avec 14 suppressions en Hongrie, 63 à Milan, et 328 sur deux sites en Allemagne.

"On nous a présenté un avant-projet, explique le délégué syndical. A partir de maintenant des consultations avec les partenaires sociaux vont se tenir à l’échelle européenne et dans les différents pays. Reste à savoir comment seront traitées les situations individuelles : combien pourront trouver une solution ? Nous ne sommes pas très optimistes car les mobilités ne sont pas faciles lorsqu’il n’y a pas d’autre site à proximité."

Sollicitée par l’AFP, la direction "ne confirme pas" ces chiffres. "Nous sommes en train d'évaluer le nombre de postes potentiellement impactés, et il est donc trop tôt pour spéculer sur des chiffres spécifiques".

La cession d’un site de production en Slovaquie

Mais des restructurations sont aussi à venir du côté de Genzyme, la biotech américaine reprise par Sanofi. Là, toutefois, la direction aurait pris plus de précautions selon les syndicats, en présentant plusieurs options.

Selon la CFDT, 69 personnes pourraient être concernées par une possible fermeture du site de Cambridge, au Royaume-Uni. Tandis que deux sites de R&D aux Pays-Bas devraient être regroupés, suscitant des questions sur le sort de 139 salariés. Aux Etats-Unis, l’activité recherche – qui compterait 300  personnes - du site de Bridgewater pourrait fermer ses portes, mais un centre de recherche clinique devrait y être créé.

Enfin, la partie industrielle ne devrait pas être épargnée chez Sanofi. "Le groupe projette de céder un site de Slovaquie de production de médicaments génériques employant 800 salariés, explique Pascal Vially. Il cherche des repreneurs éventuels. Les salariés quitteront à terme le groupe mais on ne sait pas dans quelles conditions… Tout cela va se dérouler sur un an."

Un amoncellement d’annonces qui inquiète les organisations syndicales. "Cela fait beaucoup d’annonces sur une seule journée, touchant à la fois la R&D et la production, et il y a eu beaucoup d’émotion, y compris parmi les délégués syndicaux, raconte Pascal Vially. On peut parfois réussir à négocier à la marge, mais difficilement empêcher la cession d’un site.  C’est un empilement de couches depuis la fin 2009 dont on ne voit pas arriver la fin."

Selon ses calculs, pas moins de 8 500 postes auraient ainsi été supprimés depuis l’arrivée de Chris Viehbacher, le nouveau patron de Sanofi.

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