© Samro
Les acheteurs de semi-remorques mettent plus de temps à financer leur commande, d'où des stocks à écouler chez le constructeur vendéen qui cherche parallèlement un investisseur.
Samro, constructeur de semi-remorques basé à Fontenay-le-Comte (Vendée), a annoncé deux jours de chômage partiel par semaine pour 240 salariés en production, jusqu'au 26 novembre.
Un premier bilan sera fait dans un mois. Selon Willy Renou, directeur des ressources humaines du groupe (390 salariés), cette mesure n'est pas liée au plan de charge, de 7 à 10 semaines selon les sites, mais au retard avec lequel les clients viennent prendre possession de leur châssis. "Les financements tardent à se mettre en place mais nous n'enregistrons aucune annulation, nous ne voulons donc pas accumuler du stock", indique le dirigeant.
Samro, en redressement judiciaire depuis 2010, bénéficie d'un plan de continuation jusqu'à 2020. "Le PDG du groupe cherche des investisseurs. Il y a un intérêt et la démarche est en bonne voie pour aboutir en fin d'année", assure Willy Renou. Le groupe est en passe de vendre ses locaux de Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique), qui emploie 26 personnes, a la Société d'équipement de Loire-Atlantique (Sela). "Nous n'occupons que 3 000 m² environ sur 15 000 m²", précise Willy Renou.
Samro réalisera cette année un chiffre d'affaires (clos fin avril 2013) de l'ordre de 60 à 65 millions d'euros en progression.











