Salon Industrie Lyon : "on a évité le pire"
Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
A mi-course du troisième salon Industrie Lyon, une affluence modérée est finalement au rendez-vous. Le ralentissement est l'occasion d'un retour à un fondamental du commerce : la confiance.
Tout le monde redoutait une extrême morosité au salon Industrie Lyon 2009. Exposants en mal de visiteurs, visiteurs sans marchés, activité industrielle en berne... Même les organisateurs, sans trop le dire, priaient pour que l'affluence ne soit pas ridicule. Après deux jours au parc Eurexpo Lyon, le pire a été évité. L'espoir d'un salon capable de regénérer de l'activité gagnait les propos de Benoît Gauthier, le directeur du salon, mercredi soir devant la presse. "Nous avons eu plus de visiteurs qu'attendus, dès le premier jour", confiait l'organisateur sur un ton résolument positif. Les machines-outils ont fait le déplacement malgré des carnets de commandes dont la baisse atteint jusqu'à 80%. De même, les fabricants de robots, soutenus par le Symop, le syndicat des entreprises des technologies de production, n'ont pas non plus déclaré forfait malgré un début d'année "très déprimé". Soudage, formage, usinage, découpage, contrôle et mesures, outillage, nettoyage... chaque activité est représentée. "Alors qu'ils sont entrés presque à reculons mardi, les exposants reprennent vie progressivement", analyse Benoît Gauthier. "Quelques machines ont même été vendues".Dans les allées du salon, tous les sons de cloches sont entendus. Ici, un exposant hésite à rester jusqu'à vendredi. Chez Mazak, le leader mondial de machines-outils,"l'atmosphère n'est pas bonne", lance sans ambages un représentant. Il faut repasser plus tard... Là, un exposant affiche l'agréable surprise d'une liste de 80 contacts dès le premier jour. Souvent, à l'appréhension du pire succède une joie naïve de constater que malgré tout, la vie industrielle continue. Venu d'Italie avec le moral au plus bas, le fabricant de centres d'usinage à broches horizontales MCM (220 employés, 60 millions d'euros de chiffre d'affaires) se réjouit de deux bons contacts dans l'aéronautique établis mardi. Et de deux autres dans l'énergie mercredi. "Nous avons l'impression que la France est moins durement frappée que l'Italie et nous y mettons plus d'espoir", confie Elena Ferrari, porte-parole du groupe. Avis assez largement partagé par les fabricants allemands.
Optimiste de nature, François Rieffel dirige les Ateliers de Chaudronnerie de Montplaisir, PME de près de 90 salariés basée à Saint-Priest dans le Rhône. "Ces derniers mois, j'ai moi-même hésité plus longuement qu'à l'habitude à investir dans de nouveaux équipements, alors que j'en avais la capacité financière, confie-t-il. J'ai finalement confirmé mes investissements en faisant abstraction de toute psychologie liée à la crise". Qu'ils soient "condamnés à être présents" sur le salon ou volontairement actifs, une seule règle fait consensus chez les industriels : la clé de la réussite ne réside pas dans la puissance, mais dans la confiance.
Tanguy Pallaver

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












