C’est ce qu’a affirmé Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, après avoir rencontré à Aigues-Mortes (Gard) direction et salariés des Salins du Midi, lundi 3 septembre.
"C'est une histoire qui a de l'avenir. Je suis convaincu qu'il y a place pour un vrai projet industriel qui préserve les emplois. De la même façon, je suis convaincu que nous pouvons surmonter des tensions, des blocages qui aujourd'hui minent le développement du site", a-t-il assuré à l'AFP.
L’essentiel, selon le ministre, est de "faire prévaloir une logique industrielle, une logique économique, une logique d'emplois". Il a d’ailleurs "proposé au président Pierre Lévi une rencontre".
Les emblématiques Salins, vieux de 156 ans, emploient 1 500 personnes dans le monde, dont 150 sur le site d’Aigues-Mortes dans le Gard. 500 personnes sont employées ailleurs en France.
En début d’année, les fonds d'investissement français Abénex et Chequers, entrés au capital en 2004, ont mandaté la banque d'affaires Lazard pour "amorcer le processus de vente" du groupe salinier. Il détient notamment la marque La Baleine, le plaçant au rang de numéro 4 du secteur en Europe. Il réalise un chiffre d’affaires d’environ 300 millions d’euros.
Du côté des syndicats, on semble satisfait d’un entretien qui s’est avéré "fructueux" avec Guillaume Garot. Pierre Mézy, délégué CGT du site d'Aigues-mortes, estime que la rencontre programmée entre le ministre et M. Lévi va permettre d'avoir une vision claire "de l'avenir industriel des Salins". Cette intervention peut, selon le syndicaliste, faciliter "la réouverture des négociations" dans l'entreprise.









