Safran, Thalès, Zodiac... des équipementiers français parmi les leaders
Par Hassan Meddah - Publié le
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Avec sept représentants parmi l'élite mondiale des équipementiers aéronautiques, dont deux dans le top 10 (Safran, 8e, et Thales, 9e) : la France possède des positions solides. Au niveau européen, la comparaison est plutôt flatteuse : c'est moins que les Anglais (11 représentants) mais mieux que les Allemands (5), les Néerlandais (2), les Espagnols (2), les Italiens (1). Sans surprise, les deux locomotives de l'Hexagone sont Safran et Thales.
Les deux groupes vendent leurs solutions aux quatre coins du globe et peuvent accompagner les avionneurs dans des partenariats en "risk sharing". Le premier a bien passé la crise grâce à son ancrage dans l'aéronautique civile ; le second tire avantage de ses positions dans les métiers de l'avionique et de l'espace. Il est à noter que le duo se classe nettement moins bien en termes de rentabilité, pointant respectivement aux 89e et 76e places du classement par marges opérationnelles.
Un cran au-dessous par la taille, on trouve des belles pépites. Et notamment Zodiac, qui prend une belle 25e place. Ce rang valide ainsi sa stratégie d'acteur multi-spécialiste. Le groupe profite aussi de sa forte présence sur le marché américain. "Cela le rend naturellement plus résistant à la faiblesse du dollar", note Stéphane Albernhe, du cabinet Roland Berger. Le discret Lisi (55e), champion européen des fixations aéronautiques, n'est pas en reste. Il devrait grappiller des places au classement 2012 après les acquisitions, en cours, de Creuzet Aéronautique et d'Indraero, et grâce aux revenus attendus de ses contrats sur les programmes A380 et A350.
On trouve aussi des acteurs français en difficulté ou en convalescence. À l'image du spécialiste de la mécanique de précision Mecachrome (80e) ou du spécialiste des aérostructures Latécoère (69e). Engagé dans un processus de cession, ce dernier pourrait ne pas figurer dans notre prochaine édition. Certains acquéreurs potentiels sont listés dans ce tableau, tels l'américain Spirit (22e) ou le chinois X'ian (45e), du groupe Avic.
Il y a aussi, évidemment, de grands absents français dans ce top 100. Non du fait de leurs performances mais en raison des critères d'éligibilité de notre classement. Le manque de transparence financière du groupe familial Daher n'a pas permis de le comparer à ses pairs. Autre absent de marque, le principal groupe d'aérostructures en France, Aerolia, non retenu car filiale à 100% d'EADS.

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