Safran et Thales se limiteraient à une coentreprise dans l’optronique
Par Barbara Leblanc - Publié le
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Thales / Safran : vers une constitution de coentreprises ? Safran/Thales : négociations autour de la logique industrielle Incertitudes sur les négociations Safran / ThalesLes conseils d’administration des deux groupes doivent se prononcer jeudi 15 décembre sur des projets de coopération sans échange d’actifs, d’après plusieurs sources syndicales.
Les deux équipementiers pour l'aérospatiale, la défense et la sécurité ont renoncé à leur projet d’échange d’actifs, pourtant en discussions depuis plusieurs mois sous pression de l’Etat désireux d’optimiser les coûts.
En effet, ils entendraient se concentrer sur une coentreprise à 50/50 dans l'optronique à but uniquement commercial, selon plusieurs sources syndicales. Ce nouvel ensemble pourrait être proche du modèle de CFM International, selon une des sources. En effet, ce groupe est détenu à 50 /50 par Safran et General Electric et produit les moteurs CFM56 et Leap qui équipent bon nombre d'avions d'Airbus et Boeing. La coentreprise pourrait employer une trentaine de personnes.
Ce projet de joint venture dans l’optronique a été annoncé aux syndicats lors d’un comité central d’entreprise le 13 décembre et doit être soumis le 15 décembre aux conseils d’administration des deux groupes, selon les syndicats.
Cette décision fait aussi suite au projet de cession d’actifs du groupe Areva exposé dans son plan stratégique le 12 décembre. Le géant nucléaire va céder sa participation de 20% dans le capital du spécialiste des détecteurs à infrarouge, Sofradir. Safran et Thales verront donc leur part s’élever de 40 à 50% chacun.
Aucun autre projet
Selon les sources syndicales, aucun autre projet de joint venture n’est envisagé entre les deux groupes. Un changement par rapport à ce qui avait évoqué il y a quelques mois. En effet, les deux groupes voulaient se rapprocher aussi dans la navigation inertielle.
En novembre, les projets des deux groupes avaient suscité l’ire des syndicats qui craignaient alors pour l’emploi au sein de Thales et Safran. Des sources industrielles avaient alors déclaré en novembre que la crainte d’un conflit social pourrait entraîner le report de tout accord au-delà de l’élection présidentielle de 2012.
Actuellement l’Etat détient 30,2% de Safran, 27% de Thales et Areva a 1,8% des parts de Safran.
Pour l’heure, aucun des groupes n’a souhaité faire de commentaire.

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