Safran décroche le système de propulsion d'Ariane 6
Par HASSAN MEDDAH - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3246Ariane 6 a décollé... virtuellement au dernier salon du Bourget. Le Cnes, l'agence spatiale française, a attribué officiellement le premier contrat pour les travaux de recherche sur le lanceur européen du futur. Sans surprise, le bénéficiaire est Snecma, du groupe Safran, le maître d'oeuvre de la propulsion cryotechnique d'Ariane. En décembre dernier, Nicolas Sarkozy s'était rendu sur le site de production du motoriste à Vernon (27) afin de signer la première tranche des travaux préparatoires sur Ariane 6 (qui devrait voir le jour à l'horizon 2025), dont le montant s'élève à 82,5 millions d'euros. Le contrat décroché par Snecma, de 7,6 millions d'euros, concerne la réalisation de projets de démonstrateurs pour les moteurs de fusée à hydrogène et oxygène liquide. L'objectif est d'obtenir une réduction des coûts de l'ordre de 20 % de l'ensemble du système de propulsion ! Le cahier des charges défini par l'agence spatiale européenne est à la fois simple et compliqué : minimiser le coût d'exploitation de la fusée et maximiser sa fiabilité. Le contrat inclut un volet portant sur le recyclage des ergols servant au rallumage des moteurs. Selon le Cnes, d'autres contrats devraient être signés prochainement dans le domaine de la propulsion solide et de l'avionique. Au total, les investissements d'avenir consacrent 500 millions d'euros au secteur spatial, dont 250 millions au profit des seuls lanceurs.
C'est le montant du contrat des projets de démonstrateurs pour les moteurs de la future fusée européenne.











