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SaaS : Salesforce perd son numéro deux

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Steve Cakebread, président et directeur stratégie de l'éditeur, quitte le navire. Avant la tempête ?

« En ces temps mouvementés, l'accent que nous mettons sur des coûts de démarrage limités, des risques faibles et des retours sur investissements rapides a encore plus de poids que d'habitude », se félicitait fin 2008 Marc Benioff, le PDG fondateur de Salesforce.com, un spécialiste des services en ligne de gestion de la relation client. Cela sera-t-il suffisant pour maintenir Salesforce à l'abris de la tourmente financière ? La question est posée suite à la démission en début de mois de Steve Cakebread, président et directeur stratégie de Salesforce depuis un an. Selon le New-York Times, Gary Hanna, responsable des ventes entreprises, et Dave Orrico, vice-président exécutif, viennent eux aussi de rendre leurs tabliers.

Salesforce - 277 millions de dollars de chiffre d'affaires au troisième trimestre, en progression de 43% - vient d'informer la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain de la Bourse, du départ de Steve Cakebread. Sa démission est, selon lui, « liée à des raisons personnelles et n'est pas le résultat d'une controverse ou d'un désaccord ». A la veille de la publication des résultats du quatrième trimestre - d'ici la fin du mois -, elle n'en jette pas moins un doute sur l'impact de la crise sur les résultats à venir de l'éditeur. Idem pour les évictions supposées de Gary Hanna et Dave Orrico.

Zones d'ombres

Tandis que les prévisions actuelles sont moroses pour les logiciels et les services informatiques, les analystes présentent souvent le SaaS (Software-as-a-Service) comme l'un des rares segments en croissance. Les entreprises, prudentes en cette période de crise, préféreraient les abonnements à des services en ligne - moins chers sur le court terme - à des acquisitions de licences.

Selon le New York Times, il reste néanmoins quelques inconnues concernant, entre autres, les réductions d'effectifs en cours chez les clients de Salesforce. Ces réductions de personnel représenteraient une menace sur le nombre d'abonnements vendus. La morosité ambiante pourrait aussi obliger l'entreprise à concéder des réductions supplémentaires à ses clients, sous peine de les voir partir chez ses concurrents, particulièrement agressifs en cette période...

Christophe Dutheil


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