Saab demande son placement sous protection de la justice suédoise

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Atelier Saab
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Comme pressenti depuis plusieurs jours, le propriétaire du constructeur automobile suédois, Swedish Automobile (ex-Spyker), a déposé en ce mercredi 7 septembre une demande de placement sous la protection de la loi sur les faillites au tribunal du district de Vänersborg, en Suède.

C’est par un communiqué en date du 7 septembre que Swedish Automobile annonce que le mythique constructeur suédois Saab pourrait bénéficier d'une protection judiciaire dès cet après-midi, suite à au dépôt de sa demande à 9h. "Considérant les ressources financières actuellement limitées de Saab Automobile, une réorganisation volontaire va permettre d'utiliser de la façon la plus efficace les ressources existantes", précise le groupe.

En effet, dans le cadre de la procédure de dépôt de bilan, un administrateur judiciaire indépendant devrait travailler en collaboration avec le groupe pour lui permettre de se réorganiser et de trouver une solution sur le long terme. Le constructeur s’engage à présenter un plan de réorganisation aux créanciers dans les trois semaines après le dépôt de bilan.

Son objectif est d’assurer la stabilité du groupe à court terme tout en attirant des fonds supplémentaires, en attendant l’entrée au capital des groupes Pang Da et Youngman. Les deux entités chinoises ont en effet signé des accords avec Saab en juillet dernier, mais ils sont actuellement en attente d’approbations de la part des autorités compétentes.

Contacté par L'Usine Nouvelle, Saab France affirme qu'en attendant, une ligne de crédit de 100 millions d'euros devrait bientôt être levée. Cette somme devrait permettre de rembourser l'Etat et les créanciers de Saab et peut-être même de relancer la production. Le porte-parole de Saab France affirme que le constructeur a enregistré 11 000 commandes fermes. Soit 250 voitures produites par jour. Un chiffre qui permettrait au groupe de tenir jusqu'à mi-octobre, date de la probable montée au capital des investisseurs chinois. 

Cette annonce met fin à plusieurs mois d’incertitudes pour le groupe en proie à d’importantes difficultés financières. La production dans son usine suédoise est en effet quasiment à l’arrêt depuis avril. En cause ? Ses fournisseurs refusent de lui fournir les pièces nécessaires à la conception des véhicules, au motif qu’ils n’ont pas reçu le paiement de leurs nombreuses factures. Face à cette situation, le groupe n’a pas été en mesure de verser les salaires de ses employés au mois d’août.

Le groupe Saab n’a jamais vraiment connu une situation stable depuis la crise automobile de 2008. A cette époque, le groupe General Motors, ancien propriétaire de la marque Saab, l’avait vendu à Spyker Cars en 2010 après plusieurs mois de discussions et de rebondissements. Un sauvetage qui n’en était pas vraiment un, puisqu’au final Saab s’est rapidement retrouvé dans une situation précaire. En août, ses fournisseurs en sont même arrivés à le menacer de le mettre en faillite. 

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