La filiale d’EDF va expérimenter de nouvelles offres d’effacement des consommations d’électricité. Six acteurs seront chargés de réduire la tension qui pèse sur le réseau breton en hiver.
L’effacement progresse en France. Enfin ! Réduire la consommation d’électricité quand les centrales électriques peinent à satisfaire la demande est une démarche qui gagne du terrain partout dans le monde. Et pour cause : d’un côté, le consommateur, particulier ou industriel, est rémunéré pour couper ses radiateurs ou machines. De l’autre, le système électrique dans son ensemble évite de lourds investissements dans des centrales destinées à ne produire qu’une centaine d’heures par an.
Chargé de développer l’effacement, RTE facilite aujourd’hui sa mise en œuvre sur le territoire breton, particulièrement sensible aux pointes de consommation. Le dispositif "expérimental" annoncé le 21 septembre par RTE lève la principale contrainte qui pesait sur les opérateurs proposant des effacements de consommation : disposer d’une capacité d’effacement minimale de 10 MW. Soit un millier de maisons à pouvoir éteindre simultanément.
Six acteurs retenus
Ce seuil, toujours valable pour le mécanisme principal d’effacement, désespère les opérateurs chargés d’agréger les effacements individuels. Pour Energy Pool (Schneider) ou Actility, c’est un frein terrible au développement de l’effacement en France. Selon ces nouveaux acteurs de l’énergie, qui bousculent un monde dominé par EDF, ce seuil de 10 MW est sans fondement. Il est par exemple cent fois plus petit aux Etats-Unis.
Il semblerait que RTE les ait entendus, dans le cadre de cette expérimentation. La capacité minimale d’effacement requise pour un opérateur est réduite à 1 MW. Mieux : des sites de puissances inférieures pourront être agrégés pour atteindre ce seuil. RTE a pu grâce à ces critères retenir six acteurs : Dalkia, Novawatt et… EDF viennent s’ajouter aux pionniers Voltalis, Energy Pool et Actility pour mettre à disposition de RTE environ 70 MW de capacités d’effacement. Soit l’équivalent de la consommation de la ville de Quimper. A quand la généralisation de ce nouveau seuil ?









