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Roux de Bézieux à la tête de l'Unedic

15/05/2008
Le président de Virgin Mobile France et de l'association Croissance Plus a été élu mercredi 13 mai à la présidence de l'assurance chômage. Le Medef se réjouit.
Laurence Parisot savoure une élection aux accents de victoire. Son candidat et fidèle allié, le très médiatique Geoffroy Roux de Bézieux, a été élu, mercredi 13 mai, à la présidence de l'assurance chômage. Malgré son peu d'expérience sociale, il l'a emportée avec 20 voix du patronat sur 25, dont celles du Medef (17 voix) et de l'artisanat (3 voix). Il  a battu Jean-François Veysset (CGPME), 68 ans, le président par interim de l'Unedic après le départ de Michel de Virville suite au scandale des retraits suspects de l'IUMM.

Incontestablement, la patronne des patrons marque un point face à la puissante fédération de la métallurgie, qui détient 100 des 900 mandats nationaux du Medef dans les instances paritaires. « L'élection de Geoffroy Roux de Bézieux à la présidence de l'Unedic est un encouragement à poursuivre et amplifier la démarche de transparence et de modernité initiée par Laurence Parisot », peut-on lire sur le site du patronat.

Quarante-six ans à peine, homme de terrain et de marketing, le dirigeant de l'association patronale Croissance Plus a le costume bien taillé pour incarner cette nouvelle garde du patronat tant prônée par la patronne du Medef. Diplômé de l'Essec et titulaire d'un DESS de Marketing, il fait ses armes chez L'Oréal, le leader mondial des cosmétiques, avant de lancer en 1996 The Phone House, la juteuse chaîne de magasins spécialisés dans la vente de téléphones portables. Il la cède en 2000 pour investir aux côtés du milliardaire Richard Branson, dans Virgin Mobile dont il est le PDG pour la France depuis 2006.

Ce parcours jalonné de combats pour redorer le blason des patrons comme la flexibilité du travail ou l'allègement de la fiscalité des PME a dû séduire Laurence Parisot, soucieuse de dépoussiérer le patronat. Connu pour son franc-parler et ses interventions télévisées, il se revendique « entrepreneur récidiviste ». Débutant dans les organismes sociaux, il a déclaré tout simplement  : « je suis heureux de mettre mon expérience de chef d'entreprise au service de la création et du retour à l'emploi. Pour moi c'est la suite logique de mon engagement en faveur des entreprises. » Un optimisme qu'il devra mettre rapidement au service de sa double fonction de président de l'Unedic et d'administrateur de France Emploi, l'organe issu de la fusion de l'ANPE et des Assedic.

Carmela Riposa

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