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Roissy, c'est aussi une usine

Par Rémy Maucourt - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3225
Roissy
© DR

Pendant vos vacances, l'industrie vous manque ? L'Usine Nouvelle vous propose chaque week-end une série de sites incontournables à proximité de votre lieu de villégiature. Cette semaine, en ce long week-end, L'Usine Nouvelle vous propose de découvrir l'aéroport de Roissy.

Le premier aéroport français est une structure complexe. Rotations des équipes, monitoring des flux de passagers et de bagages : une organisation précise y est indispensable. Pour bon nombre d'étrangers, Roissy-Charles-de-Gaulle fait figure de porte d'entrée en France. Chaque jour, 1 500 avions atterrissent et décollent sur la plate-forme du Val-d'Oise. Pour gérer ce site de 3 500 hectares, Aéroports de Paris (ADP) applique des méthodes industrielles. Bienvenue dans les coulisses du deuxième aéroport européen, derrière celui d'Heathrow à Londres.

Rotation des équipes. L'organisation humaine est complexe : 700 entreprises emploient 90 000 personnes sur la plate-forme. En fait, Roissy ne dort jamais. 24 heures sur 24, des équipes s'activent, organisées en vacations pour pouvoir assurer leurs missions en permanence. Il n'y a presque plus de décollages d'avions après 23 heures 30, les terminaux sont vides. C'est le moment idéal pour nettoyer les lieux et approvisionner les boutiques.

Gestion des flux. Pour adapter au mieux la présence du personnel, ADP mesure et étudie les flux de voyageurs. Roissy-Charles-de-Gaulle en accueille 160 000 par jour en moyenne. Deux systèmes parallèles - les caméras de surveillance, d'une part, et les scanners des cartes d'embarquement, d'autre part - permettent d'évaluer en temps réel où se trouvent les passagers dans les différents terminaux. Les moyens mis en oeuvre sont adaptés en fonction.

Excellence technique. Des équipements de pointe sont disséminés sur la plate-forme. Parmi les ateliers de maintenance aéronautique, les plus imposants sont ceux du groupe Air France. 4 000 ingénieurs, techniciens et ouvriers y réparent les avions de plusieurs compagnies. Ils démontent et testent dans les ateliers toutes les parties sensibles des appareils, réacteurs compris. Récemment, de nouvelles installations ont été construites pour accueillir des Airbus A 380.

Un site en forte croissance. Tout industriel envierait la situation d'ADP : depuis la création de l'aéroport, l'activité n'a cessé de croître, les installations de s'agrandir. Roissy dispose de quatre pistes, contre deux à son ouverture en 1974. Un quatrième satellite du terminal 2E est actuellement en construction. ADP dispose même de l'espace nécessaire pour la construction d'un quatrième terminal, qui pourrait voir le jour après 2020.

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