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Rock en Seine, c'est aussi une usine

Par OLIVIER JAMES - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3250
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© FRÉDÉRIC DUGIT/LE PARISIEN

C'est devenu en quelques années l'un des festivals rock incontournables de l'été. Un succès qui s'explique par la volonté permanente de faire évoluer la formule.

Foo Fighters, Arctic Monkeys... Pour sa 9e édition, le festival Rock en Seine attire une nouvelle fois de belles têtes d'affiches. De quoi susciter l'excitation des foules avides de rythmes binaires, qui se rassembleront du 26 au 28 août dans le domaine national de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Depuis sa création en 2003, le festival prend toujours plus d'ampleur. La barre des 100 000 billets vendus a été atteint en 2010.

Usine éphémère. « Organiser ce festival revient à construire une ville de 35 000 habitants pendant trois jours », résume François Missonnier, le directeur et fondateur de Rock en Seine. Son principal défi : gérer au cours de l'année un effectif qui passe de six à plus de 1 000 personnes au plus fort du festival ! Pendant 72 heures, il faut être capable d'accueillir une population équivalente à la ville d'Auxerre, générant 64 tonnes de déchets. Trois jours de festivités engendrant un chiffre d'affaires proche de 6 millions d'euros, dont 65 % provenant de la billetterie.

Augmentation de capacité. D'abord organisé sur une seule journée, le festival se déroule dorénavant sur trois jours. Aux deux scènes initiales, une troisième, dénommée « scène de l'industrie » a vu le jour en 2005. Et cette année, une quatrième va être mise en place pour élargir la programmation. Les spectateurs en liesse pourront écouter pas moins de 940 artistes armés de plus de 500 guitares.

Coup de feu. L'attente, le contrôle des billets et la fouille ne doivent pas provoquer une attente supérieure à 15 minutes. Un objectif facilité par un flux relativement régulier tout au long de la journée et par la mise en place d'une billetterie électronique depuis 2007. Pour les sorties, le départ simultané d'un grand nombre de spectateurs rend la manoeuvre plus délicate. La logistique est capitale : le festival a noué un partenariat avec la RATP, chargée de multiplier par quatre le trafic habituel des métros, des bus et des tramways.

Production en série. La recette gagnante du festival peut-elle s'exporter ? C'est ce que souhaite François Missonnier. Nom de code de son projet : Festival factory. Il s'agit de proposer à des collectivités tout ou partie de l'expérience et des compétences de Rock en Seine. Cela consiste à « combiner des savoir-faire pour ce que l'on espère être une machine à plaisir », résume-t-il.

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